Arbre rue Saint Aubin

arbre rue Toussaint
En allant à la bibliothèque municipale, rue Toussaint, on croise cet arbre qui crève la toile.

L’école transformée en machine à désintégrer [Libération]

Philippe MérieuxUn article de Philippe Meirieux dans Libération du 9 décembre 2011

Dans le petit jeu des annonces gouvernementales qui s’emballent à l’approche des élections, le repérage des enfants «à risque» et «à haut risque» en maternelle est très représentatif d’une conception tout à fait cohérente de l’enseignement fondée sur des principes simples : médicalisation, détection et dérivation.

Longtemps, la métaphore médicale a joué un rôle critique en éducation. En 1967, les enfants de Barbiana écrivaient dans leur «Lettre à une maîtresse d’école» que «l’école se comport[ait] comme un hôpital qui soignerait les bien portants et exclurait les malades». Le caractère subversif de la formule s’est émoussé : avec la gestion libérale du système de santé, quand le management l’emporte sur le soin et que le «pilotage par les résultats» permet tout naturellement d’arroser là où c’est déjà mouillé, la médecine n’a plus rien à envier à l’école ! Mais, simultanément, le modèle médical s’est durci, se repliant sur le couple «diagnostic-remède», au détriment de la prévention, de la prise en compte des environnements et du travail en partenariat.

A l’école, ce modèle s’est rapidement banalisé : il ne s’agit plus de créer un milieu équilibré et structurant, de provoquer des rencontres fécondes, de stimuler l’attention et de mobiliser l’intelligence… On investit l’essentiel de notre énergie à repérer les dysfonctionnements et à intervenir au plus tôt par la médication spécialisée. C’est ainsi que l’on rabat la notion de «difficulté» (nécessairement issue d’une combinaison de facteurs) sur la notion de «trouble» (évidemment physiologique), que l’on finit par tenir pour quantité négligeable les problèmes sociaux et même par ignorer l’action pédagogique. On en revient finalement à la vieille conception de l’homme-machine : réparer les pannes individuelles plutôt que de créer les conditions du développement collectif. Avec la bénédiction des neurosciences qui apportent – et c’est bien normal – les connaissances qu’elles ont élaborées, en les transformant – et c’est beaucoup moins normal – en système d’interprétation des réalités scolaires.

Mais la médicalisation des difficultés scolaires pourrait voir ses effets pervers limités, voire être utilisée de manière bénéfique dans des cas spécifiques, si elle n’était enrôlée dans un processus à l’œuvre aujourd’hui à grande échelle : la classe est en train de devenir progressivement un lieu où l’on passe son temps à évaluer les élèves pour savoir s’ils ne seraient pas mieux ailleurs. On détecte et on dérive partout, renvoyant les élèves toujours plus loin : de la classe vers l’aide personnalisée, puis vers l’étude dirigée, le soutien scolaire, les cours particuliers, le psychologue et l’orthophoniste, les filières dédiées et les établissements spécialisés, Internet et les camps de vacances-études… L’école n’est plus qu’une gigantesque centrifugeuse construite autour d’un lieu vide – la classe – qui n’intéresse plus personne. Elle tourne sur elle-même en renvoyant les élèves de plus en plus loin, en même temps qu’elle creuse, en son sein, une véritable dépression scolaire. Pas étonnant, alors, que l’on sacrifie la formation des enseignants. Plus besoin de pédagogie ! Il suffit d’évaluer, de détecter, de dériver de plus en plus d’élèves, de plus en plus vite, de plus en plus tôt. Et ce mouvement prend une telle ampleur qu’il annihile toutes les velléités bienveillantes qui pourraient encore faire, ici ou là, d’une intervention spécifique une aide déterminante. La centrifugeuse tourne trop vite !

Ainsi, ce qu’on nous présente comme une machine à intégrer est devenu une gigantesque machine à désintégrer. Quand il faudrait mettre en place des collectifs à taille humaine portés par des équipes d’adultes solidaires, on fait exploser le système en une multitude de professionnels qui «se repassent le bébé». Quand il faudrait promouvoir l’entraide entre élèves et le suivi personnel dans des groupes solidaires, on multiplie les tests et les évaluations de toutes sortes pour faire fonctionner une «usine à gaz» de plus en plus complexe. Quand nous aurions besoin de mobiliser les enfants et les adolescents sur un projet culturel ambitieux pour leur permettre de dépasser leurs difficultés, on les juge, de plus en plus tôt, sur ce qu’ils sont et on les enferme dans leurs symptômes. Quand nous aurions besoin d’une école qui unit, nous voyons émerger sous nos yeux une école qui fragmente, exclut et isole. Il est temps d’inverser le mouvement.

http://www.liberation.fr/societe/01012376517-l-ecole-transformee-en-machine-a-desintegrer

Bernard Gainier, un anarchiste attachant dans « Ni dieu ni chaussettes » de Pascal Boucher

Je n’ai pas pu me rendre à la projection du film à Beaucouzé il y a quinze jours, alors j’ai commandé le DVD sur le site des Mutins de Pangée. Je dois dire que je l’attendais un peu avec l’impatience que j’avais gamin quand je courrai à la boite au lettre le jeudi pour y chercher mon exemplaire de Tintin. Sans doute que ce film a tout pour parler à notre âme d’enfant. Un rythme hors du temps, le chat, les objets du quotidien, la rouille sur les vieux outils, une vieille ferme dans son jus d’il y a 50 ans (papiers peints y compris) mais surtout ce Bernard bourru et attachant qui, il le dit à Pascal Boucher lors de la projection au quartier latin, n’a pas rencontré le poète Gaston Couté mais a toujours vécu avec lui.

Pascal Boucher a mis deux ans pour aller jusqu’au bout du projet. Au départ, il était question de réaliser un reportage sur le poète anarchiste beauceron Gaston Couté en se rendant sur les lieux de sa naissance à Meung sur Loire près d’Orléans. Et puis au gré des rencontres il vient à faire connaissance avec  Bernard Gainier, paysan à la retraite et un des derniers « diseux » en patois de la Biauce.  Il découvre alors que le poète, mort en 1911, est toujours vivant  au travers de gens qui récitent et chantent ses textes comme le P’tit Crème, un groupe de musiciens qui vient répéter dans la grange de Bernard.

« J’ai enfilé la mauvaise route! Moué! j’sé un gars qu’a mal tourné! » Bernard reprend volontiers ces mots de Gaston Couté et il inscrit ses pas dans ceux de ces poètes gueux comme François Villon, un autre natif des environs. Depuis 25 ans, Bernard remplit ses carnet de bords (noirs avec un élastique à la façon Moleskine). Il y consigne ses activités. « Aujourd’hui, j’ai pas fait grand chose ». « J’ai planté des piquets dans la vigne avec Laurent. Mon dos me fait mal. » Le réalisateur saisit ces moments avec une extrême tendresse et il lui a fallut apprivoiser le paysan qui ne voyait pas au début l’intérêt d’un tel film et l’a envoyé bouler plus d’une fois, parce que c’était pas le moment. Parce qu’il n’avait pas envie. Parce que  »ça serait du temps de perdu ». Pascal Boucher a réussi à convaincre Bernard Gainier que justement ça pouvait être intéressant de parler   »du  temps perdu ». On ne peut que s’en féliciter  en se laissant emmener dans ces matins brumeux, paysages sublimes de Beauce et bords de Loire et jusque dans les profondeurs du « bureau », haut lieu de discussions métaphysiques autour des fûts qui contiennent le précieux nectar de la vigne de Bernard.

Il y a bien sûr l’anarchie comme fil conducteur. Révolte d’une enfance qui a du rencontrer l’autorité bornée, à moins que ce ne soit l’expérience de la guerre d’Algérie ou celle de la vie de petit paysan sans grand moyen qui a du travailler 5 ans en usine à Saint Gobain. Un sens critique aiguisé qui ne se laisse pas berner par les jeux du pouvoir établi et cherche à les « dynamiter ». Mais  Bernard y tient « sans mettre de sang dans le caniveau ». Une anarchie tranquille, entre bons copains, avec des mots et autour d’un p’tit verre. Tout ça avec la « fierté d’être un gars qu’a mal tourné »

Bernard Gainier n’a pas rencontré Gaston Couté et puisqu’il a toujours vécu avec lui, il s’occupe  à le faire rencontrer aux autres dans son parler natal, sa langue maternelle de biauceron. Il nous dit d’ailleurs qu’il n’a aucun mérite.

Un DVD sous une très belle présentation avec un livret des textes du poète a commander  pour 19 euros plus 3 euros de port sur l’officine des Mutins de Pangée.

 

 

 

 

Conte musical « Léo découvre le blues »

Léo découvre le bluesEcrit et interprété par le chanteur Nantais Olivier Le Ray alias Grigri Blue, le spectacle musical pour enfants (à partir de 7 ans)   »Léo découvre le blues » évoque l’existence du blues depuis sa naissance jusqu’à son succès, et illustre les conditions de vie des Noirs des Etats-Unis depuis l’esclavage, le post-esclavage, la ségrégation, et jusqu’à leur émancipation. Un spectacle riche en informations sous forme de textes contée, de musique jouée et de marionnettes illustrant les différents personnages.

Ce conte musical se tiendra le mercredi 14 décembre à 15h à la Maison de quartier St Michel/St Serge.

Durée : 50 minutes environ.
Entrée : 3 €

Soirée de lancement « C’est dans nos cordes »

c'est dans nos cordes soirée de lancementLe groupe de musique « C’est dans nos cordes » organise sa soirée de lancement pour son CD de chansons françaises et musiques tziganes

Le samedi 10 décembre à 20h à la maison de quartier St Serge/Saint Michel. L’entrée est gratuite et libre à tous.

Autour d’un apéritif, plusieurs invités seront présents afin de partager la passion de la musique.

Plus d’infos sur le groupe

Dédicace librairie ITINERANCES vendredi 9 decembre de 11h à 14h

Sans prendre l’avion, Sophie de Courtivron a fait le tour de la terre en solitaire pendant 18 mois, à pied (3000km), à bicyclette (5000km), en train, en bateau…avec sur le dos seulement dix kilos car il faut être léger pour se fondre dans les âmes et les paysages. Téméraire, elle entraine le lecteur loin des sentiers battus et des lieux communs, ignorant la langue de bois et la pensée convenue. Un récit sincère, original et plein de fraicheur.

un article de la Librairie Itinérances

 

Exposition de JO99 à la librairie bibliographik d’Angers

Librairie bibliographik exposition JO99JO99 expose actuellement ses peintures jusqu’au 31 décembre à la librairie biliographik, située au 55 rue Baudrière, derrière Fleur d’eau.

Vous pourrez vous immerger dans son univers singulier qui n’est pas sans rappeler les peintures de Joe Coleman ou d’Auguste Lesage.

En voir plus sur Biblio-Graphik

Salon de la BD Angers

salon de la BD angers Au Salon de la Bande dessinée au Palais des Congrès.

Le photographe Alain Fournier expose au bar « Oh puces! »

Alain Fournier vous propose une exposition de ses photos sur le thème « Présences Humaines ». Il expose au bar « Oh ! Puces » 60 rue Jules Guitton, en face du museum d’histoire naturelle à Angers. Vous pouvez aussi voir quelques unes de ces photos sur ce site ou bien directement sur son site personnel www.phototraffic.fr

Un article de l’Atelier des Photographes

Coups de coeur librairie ITINERANCES

Je ne suis pas celle que je suis de Chahdortt Djavann chez Flammarion : Un opus 1 pour ce récit semi-autobiographique. L’histoire d’une femme entre son présent parisien (des séances de psychanalyse) et les évènements marquants de son passé iranien. Le récit est tour à tour émouvant, drôle, révoltant, étonnant…sans concession pour son pays, l’Iran. Le besoin pour l’héroine, malgré les épreuves vécues, de se reconcilier avec la vie. Un témoignage magnifique.

Chroniques de l’Occident nomades d’Aude Seigne chez Zoé : Ce petit livre n’est pas un récit de voyage mais un récit sur le voyage, sur ce qui fait le voyageur comme aimait à le dire Nicolas Bouvier. Les textes courts, qui résultent de nombreux voyages de part le monde (Aude Seigne a 26 ans et voyage depuis l’age de 15 ans), proposent sa vision du voyage, des rencontres et de ses émotions . Une réflexion sur le nomadisme, loin du regard ethnographique et de ‘l’abattage touristique’. Raffraichissant. Le livre a reçu le prix Nicolas Bouvier 2011.

Rouler de Christian Oster aux Editions de l’Olivier : On ne connait pas les raisons qui poussent le narrateur à quitter Paris en direction de Marseille. Pas le besoin de fuir mais celui de se confier au hasard, d’avancer sans objectif précis , de gérer ses rencontres suivant l’humeur du moment. Qui n’a rêvé de rouler sans contraintes de temps, sans contraintes d’aucunes sortes. La liberté ? Peut-être mais aussi la solitude et la difficulté de partager. Passionnant et déroutant.

Un article de la Librairie Itinérances

Tour Thyssen, zone industrielle de Saint Barthélémy d’Anjou

tour Tyssen Zone industrille de saint Barthelemy d'anjouTour Thyssen, zone industrielle de Saint Barthélémy d’Anjou. Petite marche de santé entre les camions, les fabriques d’ascenseurs, de rond point en rond point. Rompre avec la posture assise, derrière un écran, pour mieux y revenir. Vivre à la périphérie de la ville en explorateur de proximité.

Plus de photos sur ma page Facebook

« IN LOW FI WE TRUST » exposition photo au Café noir

Une première sur Angers, une exposition de photos prises avec des téléphones portables. Un groupe s’est constitué pour « résister à la courses au pixels imposée par les fabricants d’appareils photo »:  United IPHONE GRAPHERS

La page Facebook de l’événement
jeudi 1 décembre · 19:00 – 22:00
Lieu: Café Noir Angers
23 rue du Mail à Angers

Interviewez le groupe Archimède au Courrier de l’Ouest

Vous connaissez et appréciez le groupe Archimède, dont le deuxième album « Trafalgar » sorti en septembre est couvert de louanges par la presse ? Le Courrier de l’Ouest organise une rencontre avec les deux frères Boisnard, Frédéric et Nicolas, le 5 décembre à 19 h. Pour faire partie des privilégiés qui pourront y participer, il suffit de renvoyer le bulletin à découper aujourd’hui dans le journal. Les personnes seront sélectionnées sur la pertinence de leurs questions. Alors à vos stylos. Archimède sera en concert au Chabada à Angers le 8 décembre entre deux concerts aux zéniths de Lille et Nantes. Le groupe lavallois assure actuellement la première partie des concerts Hubert Felix Thiéfaine en France, soit 9 Zéniths ! Une belle preuve de la reconnaissance de leur talent.

Les vendredis du Caveau poursuivent leur tournée

Les vendredis du caveauUn apéro-dégustation de vins et de musique tous les 2 mois ont lieu au Caveau de Beaulieu sur Layon (20 minutes au Sud d’Angers).

12 vins de partout à déguster et un groupe pour l’ambiance. Entrée libre et gratuite de 20h à 23h.

Ce vendredi 25 novembre 2011 en compagnie du groupe musical AVA

Dégustation décontractée de vins au Caveau de Beaulieu sur Layon à partir de 20h.

Les vendredis du caveau

 

L’atelier des Photographes rue Boisnet fête sa première année d’activité

l'atelier des photographesMichaël Vurth, je vous ai rencontré il y a un an à l’époque de l’ouverture de l’Atelier des photographes, votre magasin de tirage numérique, quel bilan faites-vous de cette première année?
Le bilan est plutôt bon : les clients viennent et reviennent, le bouche à oreille fonctionne bien. Au niveau comptable, le bilan sera sans doute un peu moins bon ! Mais le chiffre d’affaire augmente mois après mois, il augmente doucement … mais il augmente, c’est l’essentiel ! Logiquement, j’espère pouvoir vivre de mon activité dans le courant de l’année 2012 … on verra !

Comment voyez-vous le développement de votre activité en 2012?
De la même manière qu’en 2011, c’est-à-dire en restant fidèle à l’idée originale et continuer de proposer un conseil particulier auprès des photographes qui viennent me voir et en leur fournissant des tirages de la meilleure qualité possible. Cela étant dit, comme toute activité, il faut que je me développe, mais je souhaite le faire prudemment. Je ne suis pas quelqu’un de rapide, je préfère quand les choses prennent le temps qu’il faut pour être faites ! Concrètement, je commence en ce moment à développer la communication sur les réseaux sociaux (voir mon compte Twitter et la page FaceBook de l’Atelier, faites un j’aime :-) , je m’y mets doucement … et ça va un peu vite pour moi je dois dire !!!  J’espère ainsi rencontrer de nouvelles personnes intéressées par mes services.

Est-ce que vous notez des changements dans les pratiques des photographes qui viennent vous confier leurs tirages?
Entre le démarrage de mon activité et aujourd’hui ? Non, pas vraiment. Mais cela ne fait qu’une année, ça ne fait pas beaucoup de recul. Les personnes qui viennent me voir apprécient avant tout le conseil je pense, au minimum un échange sur leur travail. Ils souhaitent savoir ce qu’il est possible de faire en tirage Fine Art : le jet d’encre est différent du tirage traditionnel, il apporte beaucoup plus de possibilités. Il faut donc quelqu’un qui les guide dans cette nouvelle manière de faire des tirages : aujourd’hui on parle plutôt pixels, espace couleur, fichier RAW, papier Baryté, etc.
Malgré tous ces changements, l’essentiel est qu’un photographe reste un photographe et ce qui compte est qu’il obtienne le résultat qu’il souhaite !

Vous faites partie de ceux qui ont démarré leur activité à l’ère du numérique, quel regard portez-vous sur le monde de la photographie depuis ce basculement?
Je considère que le numérique à révolutionné la manière de pratiquer la photo : instantanéité de l’image, augmentation du nombre de déclenchements, sauvegarde différente, possibilités de retouche accrue en postproduction, etc. Et en même temps peu importe, comme je le disais un photographe reste un photographe, qu’il fasse de l’argentique ou du numérique, qu’il utilise une boîte avec un trou (sténopé), un téléphone portable ou un moyen format !!! Je veux dire par là que le numérique modifie la manière de pratiquer la photo (en bien sur certains points et en mal aussi parfois), mais seul le résultat produit par le photographe compte à mes yeux. Comme la pratique de la photo numérique correspond à une grande majorité des photographes, il faut bien proposer en face des solutions compatibles à cette pratique. Je pense que s’assoir avec un photographe devant un écran bien calibré et regarder ensemble chacune de ses photos et définir exactement ce qu’on va en faire, c’est un vrai service aujourd’hui !

Vous organisez une journée anniversaire le samedi trois décembre, qu’avez-vous envie de dire aux angevins?

Vous pratiquez la photo ? Vous aimez la photo ? Vous ne faites jamais de tirage ? Et bien venez voir ce qu’il est possible de faire. Venez essayer …

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