Concours du CNRS, ne perdez pas votre temps…

Je reprends le fil d’un article écrit sur sainnazaire.net l’année dernière qui concerne « l’affaire » des concours bidonnés du CNRS. Une personne proche m’avait rapporté son expérience et j’avais publié un billet d’humeur sur cette épineuse question. Aujourd’hui, quelqu’un vient de réagir à la suite de cet article pour confier une expérience similaire: à savoir, vous vous inscrivez à un concours du CNRS, vous vous préparez pendant des semaines, vous dépensez votre argent en essence et en hôtel pour aller jusqu’à Caen ou ailleurs et quand les résultats sont publiés, vous découvrez que les admis étaient déjà en poste dans le service concerné par le sois disant « concours externe ». Les participants vous l’avaient dit le jour du concours mais vous ne les aviez pas totalement cru, gardant quelque espoir. Deux petites recherches sur Google concernant les identités des admis confirmaient bien les sceptiques: le concours était truqué.

Cette pratique est courante au point d’avoir motivé un projet de loi qui a été retoqué pour vice de forme. Évidemment, on ne change pas des pratiques centenaires de cooptation des pairs comme ça. L’égalité démocratique est le discours dont on se part, l’élitisme bureaucratique est la pratique qu’on essaie de masquer. Fort heureusement, à l’ère des blogs on peut rendre un peu tout ça visible et Lati, c’est payé le luxe d’une petite enquête qu’elle publie sur le commentaire de saintnazaire.net:

je cite Lati:

Pour savoir jusqu’à quel point les concours de cette institution sont gangrenés, nous avons décidé de passer en revue tous les concours externes proposés au CNRS actuellement et pour lesquels une liste d’admissibles a été affichée. Les auditions commencent à partir de la semaine prochaine, mais dès aujourd’hui 1er octobre, nous vous livrons une partie de la liste des concours pour lesquels les candidats admissibles n’auront même pas à se déplacer, vu qu’un candidat « local » a déjà été choisi, preuve à l’appui. Nous ne mettrons pas de nom mais il suffit de comparer les noms des candidats admissibles au concours avec l’annuaire du personnel du CNRS sur le site : http://annuaire.cnrs-dir.fr/
Ou http://web-ast.dsi.cnrs.fr/l3c/owa/personnel.frame_recherche?annu=ok
(quelquefois, il faut renseigner nom et prénom sinon cela ne marche pas)
Ou les annuaires des laboratoires mixtes cités.

Nous complèterons cette liste au fur et à mesure de la découverte des concours bidonnés !
Attention : nous prenons en considér    ation le fait que certains candidats admissibles peuvent avoir publié des articles ou des ouvrages en collaboration avec le CNRS, ou avoir collaboré avec le CNRS sur certains projets. Leur présence sur la liste des admissibles n’est en aucun cas considérée comme un truquage ou une irrégularité, car ils ne font pas partie du personnel propre au CNRS et peuvent donc parfaitement se présenter aux concours externes.

Concours externe N° 1 IR BAP J –  Responsable d’administration et de pilotage – Affectation DSI -Meudon
Présence d’un qui travaille déjà à la Direction des systèmes d’information (DSI) – CNRS, à Toulouse – Labège.

Concours externe n°2 – Ne semble pas être truqué

Concours externe n°3 :
- un des candidats travaille déjà au CNRS (au sein du Laboratoire de photonique et de nanostructures).
- nous avons repéré un candidat travaillant pour un laboratoire mixte – université/CNRS, le LAUM (voir l’annuaire du Laum sur internet).
- Un autre candidat travaillant dans un labo mixte CNRS/IPCMS de Strasbourg.
Ont-il le droit de figurer sur un concours externe ?

Concours n° 4  - Ne semble pas truqué

Concours n°5 – Ne semble pas truqué

Concours n°6 – Présence d’un candidat local direct donc qui travaille déjà (en CDD) au sein même de l’unité THEMIS, à Ténériffe, là où le poste du concours est affecté !!!

Concours n°7 – Présence d’un candidat local direct donc qui travaille déjà (en CDD) au sein même du Centre de calcul de Villeurbanne, là où le poste du concours est affecté !!!

Concours n°8 – Présence d’un candidat qui travaille (en CDD) pour le CNRS au sein du Centre de physique moléculaire optique et hertzienne (CPMOH).
Présence d’un autre candidat travaillant à la Direction des affaires européennes  du CNRs, à Bruxelles.
Présence d’un troisième candidat travaillant pour le CNRS au sein de l’IPAM !

Concours n°10 –
Présence d’un candidat local direct qui travaille donc déjà en CDD au sein de l’IGBMC, là où le poste du concours est affecté !
Présence d’un candidat travaillant au CNRS au sein de l’Institut de recherche interdisciplinaire (IRI).

Concours 11 –
Présence d’un candidat travaillant pour le CNRS au sein du Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences, Histoire (CREAAH).
Présence d’un candidat travaillant pour le CNRS au sein du Centre de mathématiques et de leurs applications (CMLA)

Sur les dix concours IR scrutés, seuls trois semblent non truqués. Sur les autres, apparaissent des candidats faisant déjà partie du personnel (en CDD ou autre) du CNRS !

La suite demain…

Vous pouvez lire tous les commentaires de cet article ici :
http://www.saintnazaire.net/2306-les-concours-externes-du-cnrs-un-bon-exemple-de-cooptation-a-la-francaise.html#comments

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Commentaires

16Commentaires à “Concours du CNRS, ne perdez pas votre temps…”
  1. lati dit :

    Voici la suite des concours du CNRS que nous avons "vérifiés". Vous trouverez ci-dessous les concours pour lesquels nous, candidats allons nous déplacer de loin, alors que le jury sait à 90 % quel candidat sera pris !

    Concours externe N° 95 IR BAP J : – Présence d’un candidat local direct qui travaille dans la délégation Provence et Corse du CNRS, au sein même donc du service pour lequel le concours est ouvert !!!!

    Présence également d’un candidat qui travaille déjà au CNRS (en CDD), au sein du Centre de physique moléculaire optique et hertzienne (CPMOH) de Talence.

    Concours externe N° 179 IE BAP J : Cette liste comportant trop de candidats, nous ne l’avons pas vérifiée.

    Concours externe N° 180 IE BAP J : Cette liste comportant trop de candidats, nous ne l’avons pas vérifiée.

    Concours externe N° 181 IE BAP J : Présence d’un candidat local direct qui travaille déjà (en CDD) au Laboratoire Leprince-Ringuet, PALAISEAU, au sein même du labo pour lequel le concours est ouvert !!!

    Présence d’un candidat travaillant déjà pour le CNRS, au sein de la Direction des affaires européennes, à Bruxelles.

    Présence d’un candidat qui travaille déjà au CNRS, au Plante – microbe – environnement : biochimie, biologie cellulaire et écologie.

    Présence d’un candidat qui travaillé déjà (ITA ) pour le CNRS au sein du Laboratoire de cristallographie et RMN biologiques.

    Présence d’un candidat qui travaille déjà (en CDD),pour le CNRS au sein du Centre de recherche en épistémologie appliquée (CREA)

    Merci à Philmouss d'avoir contribuer à informer nos concitoyens

    • philmouss dit :

      Merci à toi Lati de ce travail de recherche bien utile qui espérons le contribuera peut-être à faire cesser des pratiques dignes de l'ancien régime. Maintenant, quand on tape "concours cnrs truqés" on tombe directement sur l'article. Je pense qu'on peut faire monter encore le référencement. Il faudrait que cette info soit reprise sur d'autres blogs. N'hésites pas à poster l'url de l'article dans des forums de discussions ou dans les commentaires que tu laisses sur le sujet. "Keep fighting!";-)

  2. Plantard dit :

    Bonjour

    Ayant participé à plusieurs concours CNRS, je viens commenter rapidement votre article.

    J ai moi-même passé plusieurs concours avant d obtenir un poste d ingénieur de recherche et je comprends très bien la déception des personnes recalées. A savoir qu’on trouve toujours le choix du jury injuste.

    Je suis représentant des instances (élu au comité national) et la présence de ce représentant est nécessaire pour tout concours du CNRS (interne ou externe)

    Je suis aussi représentant syndical. CGT. Et le problème évoqué est bien sûr largement discuté dans nos sections syndicales .

    Que faut il faire quand un candidat dit interne (CDD en place depuis x années) remplit correctement les fonctions ?

    Une fois cela dit, le candidat local n’est pas nécessairement le lauréat.

    1 d abord parce que le laboratoire d’accueil est satisfait du candidat mais souhaite recruter le meilleur (10% à 20% des cas).

    2 parce que le représentant que je suis, se bat pour prendre le meilleur ce jour là.

    J ai personnellement 2 exemples de membre de jury où le candidat soutenu n’a pas été le lauréat.

    Par contre je recommande à tous les candidats de contacter le laboratoire d accueil et même le visiter. Ceci n est souvent pas le cas et ne pas avoir contacté est mal vu par le jury.

    Comment envisager de recruter aujourd’hui sans un contact minimum avec le service qui vous recrute ?

    Attention on peut vous dire qu’il ne faut pas le faire pour un problème d égalité des chances.

    Ceci est battu en brèche quand il y a un candidat local (puisqu’il a des contacts au niveau du laboratoire)

    Contacter une personne du jury n est pas possible mais vous pouvez toujours contacter une personne du laboratoire qui n est dans le jury.

    Par ailleurs, vous citez la « Présence d’un candidat qui travaille (en CDD) pour le CNRS au sein du Centre de physique moléculaire optique et hertzienne (CPMOH). »

    Manque de chance je suis au CPMOH et il n y pas eu de recrutement Ir externe depuis 8 ans

    Et pour celui-ci nous n avons pas recruté de candidat interne puisqu il venait de Limoges et que nous ne le connaissions pas du tout.

    Donc attention à vérifier vos sources avant d affirmer quelque chose

    Cordialement

    Joël

    • srnc dit :

      Bonjour,
      Et bien comme vous êtes représentant comme certain de mes collègues,
      pensez a poser des question d’ordre technique aux futur candidats ingé de formation, et pas seulement leurs demander ce qu’ils on fait ou pas dans leurs carrières.
      Je trouve regrettable que chez nous existe des IR1 ne sachant pas faire une variance ou un fitrage numérique ou même un étage faible bruit HF ou BF . ni conception ni réalisation, et ce type passe entre les mailles du filets depuis des années. c’est beau la qualité du recrutement et la politique d’avancement interne du CNRS! ce même type est dans les instances!! et fait passer (ou non) des candidats sans rien savoir sur le fond technique (question qu’on évite a coup sure!)
      il y’a 40 ans on demandez aux ingénieur de faire leurs metier d’ingé…plus maintenant! c’est plutôt du management, et donneur d’ordre, l’assistant ingé est l’ingé d’aujourd’hui.
      c navrant de voir comme on laisse tout partir en sucette.
      la france a perdu son savoir faire d’antant (exemple société ADRET au profit des managers et des vendeurs de rèves.)
      tant pis.
      Salutations

      • cpp dit :

        Tout à fait d’accord avec votre dernière remarque (l’AI est l’IE d’aujoud’hui)
        Je suis AI développeur informatique au CNRS depuis 8 ans, je fais des efforts constants pour me former et garder le top-niveau, mais j’ai souvent rencontré des IE et IR informaticiens et quinquas qui n’avaient pas la moitié de mes compétences techniques ! j’ai peut-être l’air prétentieux en disant ça et pourtant croyez-moi je suis qq’un d’assez modeste en général

        Certes, il faut bien des ‘chefs de projet’ qui manage le personnel technique, mais le problème c’est que pour nous les AI ou les T les perspectives d’évolution sont bouchées avec un nombre infime de postes aux concours internes (tous les ans c’est la même histoire, pour 1 poste il y a 10 jeunes candidats hypercompétents). On a l’impression que c’est toujours les quinquas qui engrangent tout, grace à leur ancienneté (à nous les galères pour avoir des postes, puis pour se loger, puis pour évoluer dans la carrière) et en cela je me sens assez frustré voir aigri. Du coup je n’ai pas vraiment d’aller dans les manifs pour défendre le CNRS ou participer à la vie de mon labo !

        Salutations idem

    • Jury CNRS dit :

      Il est faux de dire que les concours CNRS en externe ne sont pas fléchés. J’ai été dans des Jury et chaque fois le candidat local a été pris sous la pression du président du jury et du représentant du directeur de laboratoire.
      Les membres de jurs sont souvent des collègues du président de jury. Ils ne vont pas se mettre leur colllègue à dos pour ne pas saborder leur carrière.
      Même l’élu représentant des instances syndicale, est souvent un collègue et ne dit pas un mot de peur de représailles sur sa carrière, déjà qu’il se sent étranger dans ce jury où tous le monde se connaît.

      • Jury CNRS dit :

        Attention : je voulais dire : l’élu representant des instances syndicale est un collegue qui ne connait pas les autres membres de jury, mais un collègue fonctionnaire donc il pense aussi à sa carriere.
        La politique est souvent de ne pas faire de vague. Donc personne ne va naturellement pas contredire le fait de prendre le candidat local.

        • Jury CNRS dit :

          De toute façon, il est rare qu’un candidat local ne soit pas le meilleur dans un jury. S’il est mauvais, il est clair qu’il ne sera pas pris. Mais comment voulez-vous qu’il ne soit pas pris dans la majorité des cas car il connaît le travail et colle aux critères de sélection.
          Donc d’un point de vue des candidats, on pourrait dire que le concours est fléché, mais parfois aussi le candidat peut se planter mais c’est rare.
          Donc je disais qu’il est faux de penser que les concours ne sont pas fléchés mais ma phrase n’est pas exacte :je voulais dire il est faux de penser qu’ils sont fléchés.
          Je voulais dire que j’ai été dans des jurys, mais en tant que candidat. Je n’ai pas participé à des jurys.
          Conclusion : je ne passerais plus de concours cnrs

  3. Post-doc 451 dit :

    Ce 4 mai 2011, sur les 7 admissibles au concours de CR2 dans la section 34 (langues, langage, discours) du CNRS, 6, semble-t-il, sont étrangers.
    Première hypothèse : les jurys CNRS recrutent les chercheurs sur des critères scientifiques.
    Les Français sont donc moins bons du point de vue scientifique.
    Or, les Français ne sont pas plus des imbéciles congénitaux que le reste de l’humanité : à formation et encadrement équivalents, ils devraient réussir aussi bien que les autres.
    Donc, la formation et l’encadrement qu’ils ont eus en France sont moins bons.
    Or, qui assure cette formation et cet encadrement ?
    Entre autres les membres des jurys CNRS.
    Donc les membres des jurys CNRS ne fournissent pas une bonne formation ni un bon encadrement.
    On peut donc douter également de leurs qualités scientifiques. Quelle est alors leur légitimité pour recruter ?
    Seconde hypothèse : les jurys CNRS ne recrutent pas les chercheurs sur des critères scientifiques.
    Me voilà dans une impasse logique. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?

  4. glenny38 dit :

    J’en rajoute une couche sur les différentes discussions…
    L’épreuve est de 10min de présentation + 20 min de questions (pour IE ou IR) avec des difficultés à connaitre la véracité des dires des candidats. Sans compter que les jurys ne sont bien souvent pas des flèches en terme de qualité technique (parité obligatoire dans tous les domaines : petit détail 50% de gars en administratif, 50% de mécaniciennes/électroniciennes suivant les concours très intéressant…). Ces concours font râler beaucoup de monde mais le principe de pouvoir « tester » les candidats comme une période d’essai en CDD n’est pas complétement débile et laisser l’ouverture à un meilleur candidat pourquoi pas… mais il y a des surprises avec des fous furieux engagés « à vie » en 30min sans connaitre leurs vrais qualités humaines. Bref il n’est pas si injuste de recruter des gens qui se battent tous les jours en CDD.

    • srnc dit :

      exactement!!
      le jury bien souvent sera interessé par la couleur de votre slip ou caleçon (pour parodier un film français)
      Et point de question technique!!! des imcompétents qui eux bien souvent sont payés (déplacement train tgv voir avion si si!! + repas/hotel ) pour faire ce travail ingrat d’examinateur….les pauvres.
      Maintenant de là a excuser le mode de recrutement des CDD sur poste fléchés c’est vite fait…mais c’est certainement le meilleurs moyen d’avoir un bon candidat formé sur le terrain…quoi de mieux.
      c’est donc bien le système qu’il faut revoir! et faire voter une loie disant STOP! a ce genre de pratique.
      Concours ouvert sur CDD de 12 mois, avec assurance de titularisation si le profil est bon…sinon ciao! et on recommence. pas evident!!

  5. srnc dit :

    bonjours,
    je confirme que la plupart des concours internes sont truqués, je suis agent CNRS depuis plus de 10ans.
    Les concours « externes » sont ouverts au public du territoire français/outre-mer, vous faites le déplacement pour rien dans 90% des cas.
    Le poste est fléché en interne pour une personne la plupart du temps en CDD depuis des années sur ce poste.
    c’est la seule manière pseudo légale d’embaucher de manière sure un candidat formé sur le terrain.
    Donc l’excuse c’est: <> Et quand on soulève le problème dans les grandes instances de l’IN2P3 par exemple, ils vous répondent: si vous n’êtes pas content du mode de recrutement démissionnez!
    CQFD.. le dictat est là.

  6. François dit :

    Bonsoir, après avoir lu le fil des discussions sur cette page ainsi que sur la page saintnazaire citée plus haut, me vient quelques questions.

    Tout d’abord en présentation succincte, à 28 ans et un parcours professionnel correct bien que dominé par l’ennui, j’envisage d’entrer au cnrs car il me semble que le type de travail demandé correspondrait mieux à mes désirs.

    En second point, je ne souhaite pas aborder le débat de la justice ou de l’injustice de la situation d’un externe ou d’un interne passant le concours externe, je comprend voire suis d’accord avec l’ensemble des posts et témoignages (qu’ils aillent dans un sens comme dans l’autre, à chaque fois c’est une question de contexte et de point de vue je crois) car je ne m’estime pas être suffisamment qualifié ou informé pour en juger.

    Les interrogations qui m’amènent sont donc les suivantes :
    A partir du moment où l’on connaît les « règles » du jeu (bien que ce n’en soit pas un pour moi, façon de parler), je pense que le premier point et de rendre cela visible. En l’occurrence dans mon cas, avant même d’avoir entamer quelques démarches que ce soit je me retrouve avec ces informations très utiles concernant les « concours fléchés » et dont je n’avait pas connaissance (moi naïf^^).

    Cette visibilité de l’information est très importante car elle permet au gens intéressés de s’organiser différemment que s’ils avaient suivi le parcours « préconiser » (dépôt de candidature, contact labo, passage des épreuves etc… pour aboutir au constat probablement équivalent aux témoignages), et ce, tant que la loi ne sera pas modifiée (et on sait que cela peut prendre du temps…).

    En ce sens, je me demandais si ça ne serait pas plutôt plus efficace (malheureusement) de prendre volontairement un raccourci et de tenter d’obtenir un poste en cdd pour ensuite tenter d’obtenir la pérennisation du poste via le concours externe qui visiblement ne l’est pas.

    Je sais que cette logique participerait à entretenir l’injustice d’un système bancal mais c’est aussi la réflexion d’une personne sans emploi qui cherche à trouver (enfin) un poste stimulant, quitte à devoir sacrifier quelques années de sa vie en emploi précaire ou simplement inconfortable, tant qu’une loi correcte n’a pas été mise en place.

    Ainsi où puis-je m’adresser (et comment faire) pour intégrer un labo ou une équipe de recherche sans passer par ces fameux (fumeux) concours externe?

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