Angers blogle blog des ZanGevins

le blog des ZanGevins

Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche Aller à la page d'accueil

à la fontaine



à la fontaine avec gimp




La nouvelle mascotte à Nicolas


Pour que s'incarne les résolutions du Grenelle de l'environnement, Nicolas Sarkozy, prenant conscience que l'activisme et le productivisme forcené mène la planète à sa perte décide d'adopter une nouvelle mascotte à l'Elysée. Elle incarnera désormais le nouveau slogan: "Aller moins vite pour épargner la terre!". Glandos, qui a 7 ans devient le nouveau guru du gouvernement. Il met 7 jours pour digérer et perd un tiers de son poids lorsqu'il va à la selle. Bravo Nicolas!


paresseux






Noël: fête de l'argent et des chameaux

Quand tu n'as pas d'argent à Noël, tu te sens impuissant. Tu te demandes si tu es normal. Tes enfants te regardent un peu comme un looser. Tu attends un peu que ça se passe. Tu te sens parfois un peu coupable de ne pas avoir le coeur à la fête. Tu passes en vitesse devant les vitrines. Tu te dis que tu as de la chance, tu ne feras pas de crise de foi. Tu cherches vainement le lien entre cette débauche et la soi disant spiritualité du moment. Tu te dis: "Si l'argent ne fais pas le bonheur, rendez-le!". Tu brules un cierge à tes débiteurs. Tu te dis que tu as 7 millions de potes. Tu vois les poubelles s'ammasser devant la porte de ton immeuble. Tu te dis: "les riches ont plus de chance d'aller au paradis que le chameau de passer par le trou d'une aiguille". Tu penses à Jean Dujardin qui fais bien le chameau. Tu sais bien qu'après Noël, on ne parlera plus des pauvres. Tu te dis que c'était bien le repas au fast food avec tes fils, vous aviez tout le restaurant pour vous. Tu te coltines ta honte ou ta tristesse ou ton mépris, tu ne sais pas trop. Tu te promènes avec ta lampe ou bien ta main tendue et tu cherches un homme. Tu te plantes là, entre la boulangerie et le distributeur de billets, à l'abri devant la porte d'un psychiatre. Tu toises le monde depuis ta déchéance.



Sati, artiste peintre de sept ans




sati vilayeck



ses parents à la bu


les fantômes du Petit Maroc, Olivier de Sagazan



fantômes



La Nef des Fous


Croiser les regards

Quel regard est-ce que je porte sur le monde? Peut-on croiser les regards? métissages! "un couple c'est déja un métissage" disait un créole ou un malgache, je ne sais plus. Un îlien en tout cas.

à la croisée des regards





la caissière éthnologue


un texte d'Anna, caissière sur le front de la guerre des prix:

Deux femmes qui ont l'air bien copines s'avancent vers ma caisse tout en papotant tranquillement. L'une d'elle a dans les mains un CD. Elle me le tend, je le scanne et annonce le prix. La routine habituelle. Elle sort de son sac son portefeuille et y récupère sa carte bancaire. Sa copine fait exactement le même geste au même moment. Amusante synchronisation... - Laisse, c'est moi qui paie ! - Non mais ça va pas ? Lance la première. Elle pousse son amie pour mettre sa carte dans l'appareil (qu'on appelle aussi TPE). La seconde revient à la charge et lui prend la main qui tient son moyen de paiement pour l'empêcher d'accomplir son geste. Elles commencent à se disputer pour savoir qui va finir par payer. L'une après l'autre, elles tentent de mettre leur carte dans l'appareil mais comme aucune des deux femmes ne cède par rapport à l'autre, la solution ne pointe pas pour ce petit litige.

En simple spectatrice, je m'amuse toujours quand je vois ce genre de situation. Le combat du règlement est un vrai sport pour certains clients. En général, ce spectacte est drôle car chacun des deux clients cherche l'argument qui fera abdiquer l'autre et finalement ranger son porte-monnaie.

Mais cette fois-ci, les deux femmes ne parviennent pas à trouver qui va gagner. Du coup, cela se joue au coude à coude. Et alors que l'une des deux avait finalement réussi à glisser sa carte bancaire dans l'appareil, la seconde, dans un élan désespéré arrache la carte. Sous le choc, le TPE se désolidarise de son socle. Il manque de s'écraser lamentablement au sol. Heureusement, le fil qui le retient tient bon et prévient ce drame... Pendouillant comme un saucisson au bout de son fil. la suite sur caissierenofuture.overblog.com




caissière à saint nazaire



Michael Moore au sujet du 11 septembre

c'est en anglais, of course. Je traduirai l'essentiel dès que possible.







apéro LaMpeS, au 31 Rue ThieRs



schun vilaeyeck créations lumineuses





"Standing Ovation"




"Si j'avais le pouvoir d'achat"




La communication Non Violente, qu'est ce que c'est quoi?

Dans un billet précédent, je vous avais parlé de Charles Rojzman, le fondateur en France de ce qu'il a appelé la "Thérapie sociale". C'est par son intermédiaire que j'ai découvert la communication non violente de Marshall Rosenberg. Je me méfie des approches systématiques dans le champ des relations humaines. Il y a quelque chose en nous qui tend à chercher la recette miracle. Et nous confondons parfois notre enthousiasme pour la découverte de quelque chose de nouveau avec ce qui pourrait consister en un réel changement de nos modes de pensée. Dans ce domaine je suis pour le "métissage" des approches et j'en finit toujours par me référer à la psychanalyse qui, il me semble apporte une vision profonde et sans ilusions sur la nature humaine. Ceci dit, l'approche de la communication non violente a beaucoup a nous apporter si nous savons garder un peu de distance avec les phénomènes "d'école". Tiens, à ce propos il y a un dicton soufi ou de je ne sais plus quelle tradition qui dit: "autour d'un maître il y a trois cercles: le premier, c'est le cercle des imbéciles, le deuxième, c'est ceux qui veulent devenir des imbéciles et dans le troisième on trouve ceux qui vont et viennent librement". L'affaire n'est pas si simple car des maîtres et des cercles, il y en a plus qu'on ne croit.

Donc une fois faites ces mises en garde qui concernent ce qu'on pourraît nommer de façon savante notre "rapport au savoir", qu'est-ce que la Communication Non Violente a à nous dire? Marshall Rosenberg fait parti de ces personnes qui ont vécu le déchainement de violence de la seconde guerre mondiale et qui se trouvent appartenir au groupe des juifs. Comme pour nombre d'autres, je pense notament à Stanley Milgram, ces questions de la violence, et comme il le dit, de la jouissance qu'on peut éprouver à faire souffrir autrui, sont devenues centrales. Elles l'ont conduit a devenir psychologue clinicien et a chercher ce qui caractérise un mode de communication qui engendre une forme de violence et a dégager des modes de communication qui favorisent le développement de relations humaines satisfaisantes.

Marshall Rosenberg parle d'une "culture de la domination" qui se serait développée dans nos sociétés et qui aurait favorisé ce type de communication qui vise a catégoriser et juger l'autre sur ce qu'il est, ou plutôt sur ce que je pense qu'il est. Il y a aussi la façon dont j'interpelle l'autre comme par exemple: "tu laisses toujours cette porte ouverte, ça m'énerve!" et "j'aurais besoin que tu fermes cette porte parce que j'ai froid." Ça peut paraître simple mais essayez, et persistez dans votre effort, vous constaterez que vous n'obtenez pas du tout le même résultat. Je ne garantis pas que l'autre fermera désormais la porte à tout les coups mais il y aura quelque chose de changé que je vous laisse le soin de découvrir. Bon, je ne vais pas détailler toute la méthode ici, j'ai mis un lien vers l'article wikipedia ainsi que vers quelques vidéos dont une en anglais pour ceux qui comprennent. J'ai également mis un lien vers le site de Jacques Salomé qui a également détaillé une approche qui reprend pas mal de principe de la CNV et qu'il nomme méthode ESPERE. Ces approches s'inspirent de ce qu'on a appelé la psychologie humaniste de Carl Rogers, Abraham Maslow, Elias Porter etc. Au coeur de ces approches ont trouve les notions d'empathie, de non-jugement, d'écoute active, d'affirmation de soi, expression je, ...

Certains vont objecter qu'on ne peut réduire les rapports humains aux communications entre les personnes, qu'il y a d'autres forces qui nous travaillent, politiques, sociales, économiques etc. Ils ont raison, et d'ailleurs la CNV cherche a agir sur les structures de la domination, mais il y a aussi ces questions de la façon dont on parle à l'autre ou de l'autre. Qu'est-ce qui fait exploser les banlieux en 2005? Un ensemble de choses, mais le mot "racailles" joue son rôle de déclencheur. Regardez la vidéo que j'ai posté des syndicalistes d'Airbus sur leur grève de mai dernier. J'ai été frappé d'entendre qu'un des déclencheurs du mouvement c'est la façon dont l'encadrement leur parle à un moment donné. Bien sûr que c'est un ensemble de pressions que subissent les salariés qui les amènent au conflit mais les paroles prononcées sont extrêmement signifiantes de la domination qui s'exerce au point du non respect et qui amène l'action. Encore une fois, il ne s'agit pas de plaquer un discours systématique pour habiller des pratiques anciennes, il s'agit de changer notre regard et là, c'est clair que ça va prendre du temps pour apprendre ce que Rosenberg nomme "l'observation".

(Juste un détail technique, un lecteur m'a demandé: "pourquoi tu ne fais pas ouvrir tes liens dans une nouvelle fenêtre?" Et bien c'est parceque je préfère vous laisser le choix. En effet, il suffit de faire un clic droit sur le lien et de demander d'ouvrir dans un nouvel onglet pour ne pas perdre l'onglet de saintnazaire.net.)









Marshall Rosenberg, c'est en anglais, chaque vidéo est la suite de la précédente













ZaZiK



free music



Bar du centre..., la Civette..., Yannick Quinveros, poète des rues à la Fontaine du Dialogue

à Angers dans le centre ville, on trouve le Bar du centre. Rendez-vous de la jeunesse locale. On y fait, défait, observe, admire, refait le monde.

bar du centre


bar du centre


bar du centre


Un peu plus loin, un autre point d'observation stratégique de la ville: La Civette.


la civette

Allez, on continue la ballade dans le centre historique. A la Fontaine du Dialogue, j'ai rencontré Yannick Quinveros, poète angevin de retour de voyage. Il propose des textes d'un ouvrage dont il est l'auteur, à paraître chez La société des écrivains: Calins de papier.


yann, poète angevin


calins de papier





Je suis un peu à plat


Pfff!, je ne sais pas ce que j'ai en ce moment, je me sens un peu raplapla, flagada, j'ai comme un coup de pompe.


rue bodinier, vélo pas en forme





commandez un poster de la côte sauvage




attention! respectez le seuil de discrétion!



le seuil de discrétion devant mes pieds





tendance



c'est tendance




Renée Thominot, habitante active du "Grand Pigeon"

J' ai habité pendant 7 ans au Grand Pigeon, j'ai eu la chance d'y croiser Renée Thominot, une figure locale, poète et comédienne à ses heures et "experte en précarité". Elle signait il y a quelques temps l'éditorial dans Paroles de sans voix. Je vous le livre ici.


renée thominot


Qui est vraiment expert en précarité ? Celui qui voit et qui contemple ou celui qui la vit et se bouge ? Pour le premier, celui qui constate, l’assistanat est le seul remède à ce fléau avilissant. Pour lui, les clichés sont tellement puissants qu’en toutes circonstances, le précaire doit avoir la gueule de l’emploi : le pauvre est triste, il bafouille, il a peur, il est comme sur une image d’Épinal, recroquevillé sur lui-même. Foutaises ! Pour le second, moi qui suis comme lui, je vais te dire ce que désirent ces gens, tous ces « sans »comme on les appelle aujourd’hui. Celui-ci, sa dignité est souvent bafouée. Celle-là rame ou erre toute la journée. Celle-ci devient irascible, on ne comprend pas bien pourquoi… Celui-là, celle-là, encore et encore…Mais quand est-ce que tout cela s’arrêtera ? Quand ils deviendront des invisibles et disparaîtront petit à petit de la surface de la planète ? Non, il ne faut pas. Nous avons tous besoin les uns des autres. Car il y a de l’entraide, de l’ingéniosité, de la ressource et mêmede la générosité, en bref de l’humanité chez ces gens là. Et j’en sais quelque chose, car je suis l’un d’entre eux. (Renée Thominot, 56 ans, 2 enfants, 2 petits-enfants. Vit de l’Allocation spécifique de solidarité (14,51 € par jour) délivrée à ceux qui ont travaillé 5 ans, dans les 10 années précédant le chômage). Paroles de sans voix

Renée a joué dans « les aventures tragi-comiques d’un grand pigeon prêt à s’envoler », chroniques de son quartier d’Angers, le Grand Pigeon. La pièce est jouée 24 fois partout en France. article Nanet


Graine de citoyen


Une association angevine qui oeuvre pour la prévention de la violence.





Fenêtre de l'avenue Pasteur

Pas loin du Palias de justice, une fenêtre devant laquelle je m'arrête souvent.



fenêtre de l'avenue pasteur





FonTaiNe

Une journée de décembre au Jardin du Mail.


fontaine du jardin du mail à Angers