Nous entendons parler de croissance à longueur de discours politiques. Et cette croissance est directement liée au pouvoir d'achat. Nous avons un plus ou moins grand pouvoir d'achat, et de ce fait nous obtenons par la bonne grâce des codes sociaux, une position plus ou moins envieuse. Plus nous avons la possibilité d'acheter plus nous sommes importants. Plus nous avons de pouvoir. Et ce pouvoir se traduit par un certain nombre de possibilités diverses et variées. Nous pouvons posséder plusieurs télévisions, car c'est très important de posséder plusieurs fois la même chose par rapport à ceux -oh! les pauvres- qui ne peuvent prétendre qu'à une seule chose. Nous appartenons ainsi à la classe de ceux qui peuvent étaler tous leurs signes extérieurs de richesse. Et puis nous pouvons voyager dans des hôtels magnifiques sans rien comprendre des pays que nous visitons mais qu'importe nous avons le pouvoir de prendre l'avion pour le soleil. Et pour cela il faut travailler, travailler, travailler et puis revoyager pour se soulager d'avoir travaillé. Parce que quand même le travail c'est pas toujours très marrant, et même si c'est marrant nous avons bien le droit de nous reposer cinq minutes pour dépenser ce que nous avons obtenu. C'est notre pouvoir. Le problème c'est qu'y en a qu'on plus de travail, et d'autre qui triment péniblement dans des travaux que ceux qui ont de très gros pouvoirs d'acahts ne voudraient même pas faire. Ils ont fait des études ont eu des diplômes en ont bavé des ronds de chapeau. Qui aurait remplacé ses années d'études par des années à la mine ? Peu d'entre nous. D'autant plus que si nous regardons en arrière, ces années -pour beaucoup- n'étaient pas les pires que nous ayons vécues. J'ai des diplômes donc un travail intéressant avec des responsabilités et un pouvoir d'achat important et du pouvoir tout court. Parce qu'avec mes diplômes je vais faire partie de la classe de ceux qui dirigent, parce que quand même je suis drôlement plus intelligent que ceux qui n'ont pas fait d'études. Donc diplômes=responsabilités=pourvoir d'achat. Sauf que ceux qui n'ont pas le pourvoir se demandent s'ils vont avoir assez d'argent pour nourrir leurs enfants tout en trimant comme des malades. Pendant ce temps les autres se demandent s'ils vont s'acheter une maison de campagne plutôt qu'un appartement en ville. Pourtant les uns et les autres fournissent un travail. Qui peut dire qui travaille le plus et le plus durement ? Selon quels critères ? Quatre cinq six années détudes ou plus justifieraient que pendant quarante ans nous soyons dans une position plus confortable que celui qui n'a pas de diplôme ? Le seul problème est que tous rêvent à un énorme pouvoir d'achat. Tous rêvent de gagner au loto. Donc tous admettent cet état de choses. La société que nous avons créée s'en trouve verrouyée. L'être social assimilé à un pouvoir d'achat dépendant d'un travail rémunérateur provenant de l'obtention de diplômes, est un être mortifère. Notre civilisation est mortifère parce que le jour où nous sommes exclu de ce circuit, nous pensons que nous ne sommes plus rien que nous sommes inutiles donc morts, et pourtant vivant ce qui est le comble. Tous les être humains naissent différents, libres, et égaux en droits.

Celui qui n'a pas le choix que de bouffer chez lidl des produits hydrogénés et pesticidés dégueulasses parce qu'il est pauvre et qu'il travaille tandis qu'un autre a le choix de manger du bio de coopérative parce qu'il est riche et qu'il travaille, a le droit de porter plainte devant la cours européenne des droits de l'homme. Je dis que notre système de civilisation est en soi contraire aux droits de l'homme.