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Le développement durable, c'est quoi ?






Le pouvoir d'achat...? bottons lui le cul

Au fait c'est quoi, le pouvoir d'achat?

Disons que formellement, le pouvoir, c'est la capacité que possède une personne A d'obtenir d'une personne B, qu'elle agisse conformément à sa volonté. Les spécialistes de la question insistent la dessus: le pouvoir c'est une relation. Par exemple à la sandwicherie le midi une-telle pourra dire sur un ton désinvolte: "Mettez moi une grande barquette de crudité, un croque monsieur, une bière et un yaourt à la vanille." Il y a toute les chances que la personne qui sert s'exécute, à moins qu'il n'y ait plus de yaourt à la vanille. Une autre demandera timidement un sandwich et un verre d'eau. Son pouvoir dans cette situation n'est pas le même. Une autre pas loin de là essaiera de trouver 1 euro cinquante en faisant la manche pour aller manger au restaurant de Trait d'Union. La possibilité qu'elle a de trouver quelqu'un qui s'exécute tout de suite est beaucoup plus réduite que celle qui dispose de l'argent dans son porte-feuille.

Mais une fois qu'elle aura trouvé les 1,50 décisifs, elle pourra aller au restaurant associatif et dire aux personnes qui servent: "Je ne veux pas de crème au chocolat, donnez moi un fruit". Elle retrouve là une petite parcelle de pouvoir: quelqu'un accède à sa volonté. On le voit dans cet exemple, le pouvoir d'achat, donne un pouvoir social. Dans un nombre important de situations l'argent dont je dispose me permet d'obtenir de l'autre qu'il accède à ma volonté. La façon dont chacun exerce ce pouvoir avait fasciné Goffman, un sociologue américain qui observait le comportement des gens avec le serveur dans les cafés. Il intitula toute une partie de son oeuvre: "la mise en scène de la vie quotidienne".


Le pouvoir, ça ne concerne pas que les hommes politiques, finalement ça concerne chacun d'entre nous, quasiment à chaque instant de notre vie. Une vieille dame se met à raconter sa vie au débit de presse. Tout le monde s'impatiente dans la file d'attente. Elle sait qu'à ce moment précis, elle la le pouvoir de se faire écouter par la marchande de journaux chez qui elle vient tout les jours. Elle reprend un peu du pouvoir dont elle se sent privé le reste du temps, elle qui écoute peut-être sa télé toute la journée. "Vous savez, il y a des voleurs maintenant à Saint Nazaire, on nous a volé notre poubelle." Elle sait qu'elle a un public captif. Sa satisfaction doit être grande quand elle s'entend répondre: "sa doit-être les jeunes...", (évidemment c'est les jeunes, me dis-je intérieurement,) son interlocutrice l'écoute et en plus elle la comprend. "La coiffeuse aussi on lui a volé sa poubelle" renchérit la vieille dame. Mais là la vendeuse n'a plus de réplique, le journal est encaissé. Le rideau tombe sur une scène de prise de pouvoir sur... l'existence.

Si on observe bien, la quasi totalité des interactions de nombreux concitoyens sont exclusivement structurés par les rapports d'achat. Autrement dit, on ne se parle le plus souvent en dehors de notre cercle de proches que si il y a quelque chose à vendre ou à acheter. Que si quelqu'un est à notre service dans le cadre d'une transaction. Misère de la civilisation marchande. Misère existentielle qui consacre la fortune des vendeurs de psychotropes. La dépression, c'est le sentiment d'impuissance. Une impuissance souvent construite sur la croyance que la vie passe par l'achat: Pour que mes enfants m'aime, il faut que je leur achète de beaux jouets, de belles consoles de jeux... Si je n'ai pas d'argent, je suis sans pouvoir, je suis impuissant sur les événements.


Lorsque j'étais sur Angers nous fréquentions un café brasserie où les gens avaient l'habitude de se parler même quand il ne se connaissaient pas. Nous adorions ce lieu dont l'ambiance était largement favorisée par le couple qui le tenait et savait créer cette convivialité. Nous ne cessons pas de nous lamenter depuis que le lieu a été racheté par quelqu'un qui a cassé l'ambiance et fait fuir toute la clientèle de babas-zonards-artistes-branchouilles-commerçants-zé-autres qui venait s'y rassasier de la nourriture première: le lien social qui se tisse dans l'acte gratuit de se parler, de s'intéresser à l'autre, de le rencontrer, de le séduire et de se laisser séduire par lui...

On crèvera toujours du manque de pouvoir d'achat, bottons lui le cul, (et aux grands prêtres de l'économie qui le vénèrent) faisons des barbecues sur nos trottoirs et reprenons le pouvoir de la parole, de l'échange et de la rencontre.

Alain Badiou: "de quoi Sarkozy est-il le nom?"






vidéo trouvé sur le site de l'Humanité


la croissance : utopie négative

La croissance. Grandir. Les religions monothéiste nous disent : souffrez, grandissez et croissez. Et bien cette idée s'est répandue dans l'économie de marché. Celui qui souffre qui travaille beaucoup, qui en chie pour y arriver, à la sueur de son front, celui-là est porté aux nues, on lui érige des statues, des encarts dans les journaux etc... On a rien sans rien, il faut se bouger et accepter un monde qui laisse de côté ceux qui ne veulent pas participer à ce modèle ou ceux qui veulent y participer mais qui n'y arrivent pas. C'est le fameux darwinisme social, la sélection sociale naturelle. Ne restent que les plus forts. Et pourtant l'Homme ne veut pas, surtout pas, ressembler aux animaux. Cette civilisation est une civilisation animale, agressive, où celui qui sort les crocs l'emporte sur les autres. Cela se fait avec la parole avec toutes les civilités du monde afin de ne surtout pas ressembler à cet inférieur qu'est l'animal. L'Homme se comporte pourtant comme un animal à qui on aurait donné la parole et qui peut de ce fait la mettre au service de son cerveau reptilien tout en prétendant qu'elle est au service de son néo cortex. Cette parole dont le service, l'utilisation est détournée s'appelle le mensonge. Nous mettons en avant chaque jour des valeurs que nous trouvons jolies intellectuellement mais que nous sommes incapables de vivre émotionnellement. Pire nous les prônons tout en sachant que nous nous assoirons dessus. Le principe du capitalisme contrairement à ce que l'on croit, c'est souffrir pour croitre. Mais cela aboutit finalement à la décroissance. Notre civilisation telle qu'elle fonctionne engendre la décroissance de l'être au profit de la croissance de l'avoir. Or nous nous apercevons aujourd'hui, que même la croissance de l'avoir devient impossible que ça craque parce que la nature ne supporte pas le vide et cette marche en avant aveugle et incontrôlée est vide. La croissance économique est une utopie négative vide et c'est en fait la véritable décroissance. Je propose moultes utopies positives pleines : la croissance de l'être, la croissance qualitative des relations humaines, la croissance de la poilade générale et la croissance du pouvoir vivre ensemble etc...

D'aucun disent que j'ai quelque chose contre le travail...

Je n'ai rien contre le travail. Le travail peut être la source de l'épanouissement le plus total, peut être la source d'une vraie jouissance. C'est l'endroit où absorbé par sa tâche on peut parvenir à s'absorber presque hors du temps et à tout oublier. C'est le lieu de la progression de l'évaluation de ces nouvelles capacités. Ne dit-on pas travailler sur soi, même si je n'aime pas beaucoup cette expression : en effet le concept de travail est beaucoup trop connoté dans notre civilisation. De quoi ai-je besoin ? De manger de boire de dormir de me vêtir et de me loger. Si je me procure moi-même ces besoins primaires je n'ai pas besoin du travail je n'ai plus besoin d'un patron pour me faire l'aumône d'un travail, et je ne dépends plus du système. Donc je deviens un danger pour les quelques personnes dans le monde qui se distribuent le pouvoir politique économique et financier. Donc le système doit être maintenu coûte que coûte, sinon c'est la belle civilisation qui se désagrège. Elle se désagrégera de toute façon parce qu'elle est déséquilibré et que l'univers est harmonieusement construit et que cette civilisation n'est pas harmonieuse, donc elle est hors la loi universelle. "Tous les êtres humains naissent différents libres et égaux en droit". Tout est dit. La vérité est préférable au mensonge. Pourquoi ? Parce qu'un principe positif régit l'univers, un principe de construction et non un principe de destruction. Si un principe premier de destruction régissait l'univers, il n'y aurait pas d'univers car les forces passeraient leurs temps à s'annuler et rien ne pourrait advenir. Les force de stabilité ou de conservation ainsi que les forces de destructions ne peuvent être qu'au service de la construction. Hors la civilisation qui s'impose dans le monde mélange tous les principes. Elle fait passer le principe de construction pour un principe de destruction. Elle fait passer le principe de conservation pour un principe de construction et le principe de destruction pour un principe de construction. Parfois ça sonne juste mais globalement cette civilisation mélange tout et son contraire met tout sur le même plan et ne sais plus différencier.

L'égalité des chances. Voilà un principe de destruction qui passe pour un principe de construction. Tous les être humains sont différents alors pourquoi devraient-ils tous apprendre la même chose ? Pourquoi devraient-ils tous s'intéresser aux mêmes enseignements dès leur plus jeune âge ? Pourquoi doivent-ils commencer par la soumission à l'autorité d'un savoir prédigéré, plutôt que de chercher leur propre route en utilisant certains savoirs ? L'égalité des chances rend le système totalement inégalitaire. Si tous doivent faire du foot et que je n'aime pas le foot et que tout le monde se moque de moi parce que je suis gros, sommes-nous dans un système égalitaire ? Non, nous sommes dans un système qui n'accepte pas la différence. Tu dois jouer au foot, au moins pour essayer même si tu n'as aucune prédisposition et que tu n'en as pas envie au non du savoir commun ; pour l'égalité. En fait ce principe qui devrait faire la gloire de la différence la gomme en formatant les individus comme des disques durs. La destruction qui prend le masque de la construction.

La répression. Voilà un principe de conservation par la peur. Au nom de ce principe on prétend défendre les honnêtes gens bien insérés bien obéissants, alors qu'on ne fait qu'étouffer les injustices qui sont à la source des crimes dans nos sociétés. Et on prétend construire un monde meilleur qui se tourne vers l'avenir comme si habituellement on avançait en reculant. Alors que ce système ne fait que recycler des vieilleries éculées. Un principe de conservation passe pour un principe de construction.

Et puis il y a ceux qui proposent d'autres valeurs qui cherchent à ne pas réduire l'homme à l'état de de bras du capital. Qui cherchent à proposer de se parler, de chercher des accords, qui cherchent à dénoncer les injustices criantes de cette civilisation. Qui proposent d'autres valeurs que les valeurs marchandes. Ceux-là passent pour ceux qui veulent revenir à la bougie, ceux qui veulent détruire notre "magnifique civilisation" à la gloire de la science de la technologie et de la croissance. Un principe de construction qui passe pour une volonté de tout détruire. On marche sur la tête, on fonctionne à l'envers bref des vessies passent pour des lanternes.

Travaillons plus sur nous-même pour gagner plus de dignité humaine. La vie vaut plus que le profit. Ne laissons pas certains nous empêcher d'en profiter.



rue des travailleurs.com

L'autre politique de civilisation... (en réponse à philmouss)

Bien sûr qu'il y a le ça travaille, le ça parle, quelque chose qui ne relèverait pas du conscient, une force universelle qui traverserait l'univers justement. Un force, une énergie de création. Elle travaille puisque mon corps vit sans moi, il respire sans moi, il digère sans moi et bien souvent il est malade sans moi. Je ne suis pas mon corps alors que suis-je si je ne suis pas mon corps. Qu'est-ce qu'est ce je qui parle : une âme, un esprit, une intériorité, un moi, un ça, puisque je ne suis pas mon corps puisqu'il vit sans moi. Cette sensation de séparation peut faire que je l'exploite le malmène l'entraine dans des directions qui ne lui conviennent pas. Parce que j'ai un pouvoir sur lui. Mais lui aussi, parce qu'il me répond, il sait me dire stop, m'indiquer mes manquements, me signale mes abus, mes déséquilibres. C'est la maladie, la folie, le culte excessif de ce dernier. La machine ne s'arrête pas elle est sans cesse au travail de la la même façon que nous avons des besoins vitaux : manger, boire, dormir, se vêtir, se loger. Cette merveilleuse machine biologique fonctionne par le bon vouloir de l'univers, c'est la force créatrice, c'est la force du vouloir, c'est la force positive de l'univers. Donc effectivement nous pouvons dire que l'univers travaille sans cesse en ce sens qu'il crée conserve et détruit sans cesse. C'est le mouvement perpétuel. Ce que je reproche au travail humain c'est qu'il présente la force de destruction comme une force de création. Le travail qui fait de l'homme le bras armé du capital pour lequel il faut se vouer corps et âme n'est pas au service de la création de richesses intérieures, au service de la progression individuelle, mais il obéit à la force aveugle du marchandage/chantage : si tu ne me donne pas ce dont j'ai besoin je ne te donnerai rien de ce que je te dois. Et c'est moi ton supérieur qui décide. Supérieur qui peut se voir à son tour dans la situation de celui qu'il vient d'étouffer de son pouvoir. Subvenir à ses besoins primaires, est une nécessité. Quand un wayanga va à la chasse à la pêche ou à la cueillette travaille-t-il ? A-t-il le sentiment de travailler au sens où nous l'entendons. Il se sert dans la nature de ce dont il a besoin pour sa subsistance. Un travailleur à la chaine fait un travail que personne ne veut faire. Y en a-t-il un seul qui souhaite cela pour ses enfants, non. La meilleure preuve est que les parents veulent que leurs enfants fassent des études pour pouvoir -croient-ils- choisir ce qu'ils veulent vraiment faire. Il n'y a rien de dévalorisant à pêcher chasser cueillir pour le service de tous, c'est vital, on sait pourquoi on le fait, on est en contact avec la nature, et non constamment en contact avec la machine à produire des choses dont on finit par se demander un peu à quoi elles peuvent bien servir ? Et en plus on est traité comme un moins qui rien remplaçable à merci, donc non indispensable à la communauté. Un travail qui n'est pas valorisé et qui ne profite pas à l'individu autant qu'à la collectivité est travail mortiogène et torturant. Et le problème est que nous avons tellement été soumis à la torture* depuis notre tendre enfance que nous ne nous apercevons même plus qu'il s'agit de torture. Un, nous devons assurer les besoins primaires de chacun, en dehors de toute forme de travail. Il est normal que chacun ait droit aux besoins primaires indépendamment de ce qu'il fait. Deux, devront être considérés comme autre besoins primaires : la vérité, la reconnaissance et le respect. Trois, la logique marchande de note civilisation doit être remplacé par la logique de la qualité de la vie et de la relation à l'Autre.

Travaillons nous les uns les autres pour préparer la venue de ce monde. Puisqu'il parait que l'ancien monde -que nous avons aimé, mais qui est obsolète- disparaitra le 21 décembre 2012. A bon entendeur, salut.

  • selon l'étymologie latine du mot travail qui veut dire torture.

désobéis-toi toi-même

Il faut demander de la considération. Il faut réclamer la vérité. Il faut faire des manifestations avec des demandes toutes aussi concrètes que l'augmentation des salaires ou du pouvoir d'achat. "Je ne veux plus me faire engueuler au travail. Je ne veux plus être traiter avec mépris, pression, objectifs par ma hiérarchie. Je ne veux plus que l'on considère que ma présence en entreprise soit une présence mécaniste comme si j'étais une machine à qui l'on demandait d'obéir et d'effectuer sans conscience." Voilà le nouveau langage que le travailleur pourrait se tenir sous cette forme ou sous une autre s'il veut devenir Homme. Or bien souvent le travailleur quel qu'il soit a conscience de l'absurdité de ce qu'on lui demande, mais il exécute parce qu'il a peur et qu'il faut bien nourrir sa famille ou soi-même tout simplement, parce que la mort sociale est devenu la peur principale du travailleur. La mort sociale étant le chômage.

Or nous devons cesser de résumer l'être humain à un être social. La guerre mondiale économique fait des morts partout dans le monde, crée de l'esclavage rémunéré que sont les travailleurs précaires. La guerre économique c'est comme le jeu Risk ou la "world compagnie" des guignols de l'info. Mais les travailleurs se pensent-ils comme des soldats de la guerre économique ? Non ils ne se pensent pas comme cela parce que c'est une guerre réelle aux apparences virtuelles. Nous avons peur de mourir socialement, et parfois il y a moins de solidarité dans une entreprise que dans un corps d'armée. Parce qu'on ne risque pas sa vie réelle et qu'on ne sait pas vraiment qui est l'ennemi et la cause que l'on défend. Parce qu'au fond il n'y a aucun idéal, aucun projet de société, aucun sens à donner à son travail si ce n'est produire une richesse abstraite, pour la croissance et le pouvoir d'achat.

J'ai mal à l'humain, parce que l'Homme doit être autre chose qu'une entité économique militaire reconnue par ses faits d'armes (plus de marchés, plus de ventes, plus de résultats) et récompensée par la médaille-promotion-sociale-pouvoir-d'achat. Et quand la guerre est trop dure insupportable absurde, et elle l'est toujours, on déserte. Mais dans la guerre économique quand on déserte on se fusille soi-même. Certains se suicident, d'autre font des dépressions graves, développent des maladies etc... Ils se désertent eux-même. Et les autres tiennent encore jusqu'à ce qu'ils n'en puissent plus. D'autres se sont résignés parce qu'il en sera toujours ainsi disent-ils : vous ne changerez pas l'homme. Restent ceux qui croient vraiment que l'Homme est celui qui possède la puissance de domination et commande aux autres le bon ordre de marche. La guerre ne supporte pas les faibles. Alors il faudrait que tout le monde arrête de travailler ? Non bien sûr, quoique ? Il faut travailler autrement, réinventer le sens du mot travail avec une logique radicalement différente de celle d'aujourd'hui et cesser de plus en plus d'obéir aux ordres imbéciles. Plus nous serons nombreux et plus nous pourrons déserter la guerre. Si nous voulons être Homme il nous faut cesser la soumission à l'absurdité d'un système que nous avons nous-même créé. Il faut nous désobéir.

Aidons-la à mourir tranquille...

Tous les êtres humains ont le droit, s'ils sont en capacité de le faire, de se donner la mort quand ils le désirent. Et là même si nous le regrettons personne ne crie au scandale. Nous avons un des plus fort taux de suicide des jeunes en Europe. Mais quand un être humain est dans une situation telle qu'il ne peut pas le faire lui-même pour des raisons physiques, psychologique, ou morales, nous sommes outrés, scandalisés. Enfin vous n'y pensez pas, c'est la porte ouverte à l'assassinat du vieux ou de la vieille rentière en fin de vie pour toucher plus tôt l'héritage. Immédiatement nous mettons en avant que l'état est là pour protéger d'éventuelles saloperies que pourraient commettre les citoyens. Je rappelle quand même que dans d'autres pays d'Europe comme la Hollande ou la Suisse, le suicide assisté se pratique déjà. Les hollandais et les suisses sont-ils d'horribles barbares ? Où entendent-ils une véritable détresse humaine ? D'autant plus que des précautions très strictes sont prises pour éviter tous les dérapages. Les suicides assistés se pratiquent déjà en France, de façon illégale. Je rappelle que lorsque Laurence Tramois et Chantal Chanel se sont retrouvées aux assises comme des criminels -parce qu'en France l'euthanasie est considéré comme un crime avec préméditation- elles avaient empêché une patiente en phase terminale de cancer de vomir ses selles. Je dis qu'un pays qui envoie ces personnes devant un jury populaire soutient une civilisation de sauvages et d'hypocrites qui ne respecte pas le droit de l'être humain de disposer de sa vie dusse-t-il avoir recours à une personne de confiance encadrée par la loi qui l'aide à mettre fin à ses jours. Pourquoi ai-je parlé d'une civilisation de sauvages ? Parce qu'un état qui met tout le temps en avant la répression pour résoudre ses problèmes, engendre une société intolérante ou le dialogue, l'échange et la négociation sont rangés au second plan. Nous défendons le droit des peuples à disposer d'eux-même, je demande le droit absolu de l'être humain à disposer de lui-même quand bien même il ne serait pas capable de le faire seul. Aidons madame Sébire à mourir et nous commencerons à nous civiliser.

Travaille pour obéir et obéis pour travailler (en réponse à Philmouss)

Bien sûr que le travail est peut-être source d'épanouissement, bien sûr qu'il y a des beaux métiers, bien sûr que notre civilisation permet de réaliser de grandes choses. En fait le problème est de créer un système où la rentabilité est le maitre-mot où le travail est presque exclusivement au service de l'économie. Au service de la croissance et l'acquisition de territoires économiques. Le monde entier est en guerre économique. L'organisation de notre civilisation fait que l'activité qui nous permet de manger ne comporte plus beaucoup de plaisir. Libraire c'est un beau métier, mais libraire quand sans cesse tu dois faire ton chiffre, sans cesse tu dois remplir des objectifs infaisables et volontairement infaisables ; et même si tes résultats sont meilleurs que l'an passé, il sont en dessous de l'objectif que l'on t'as donné. Le travail n'est ni beau ni laid, la question est de savoir s'il a du sens. Produire pour produire, créer des besoins dont nous n'avons pas besoin, dont nous devenons dépendants. Parce que le but n'est pas de chercher à vivre ensemble le plus harmonieusement possible. Une grande majorité d'entre nous est conditionné et se conditionne dans l'idée que la réalisation du bonheur passe avant tout par la réussite sociale familiale économique. Et cela crée forcément des classes, des hiérarchies et des oppressions. Tu dois travailler pour moi comme je te le dis et si tu ne travailles pas pour moi comme je te l'impose, un autre travaillera pour moi. C'est moi qui compte, le développement de mon moi. C'est mon autosuffisance. On leur donne du travail à ces pauvres gens, ils devraient s'estimer heureux. Le prince te fait l'aumône, le prince est bon prince, il est charitable. Le travail n'est pas une mauvaise chose en soi. Même l'indien d'Amazonie travaille. Il va à la chasse pour se nourrir construit sa maison répond à des obligations sociales etc... Mais il est maitre de ce qu'il engendre et ne travaille pas pour de la rentabilité et ne connaitra jamais le chômage si ce n'est le temps de repos qu'il s'accordera parcequ' il l'aura décidé. Le fonctionnement de notre civilisation est primaire, l'obligation du travail est la principale source d'asservissement. Alors faut-il retourner vivre dans la forêt ? Non sans doute mais nous devons inventer une autre forme de civilisation et donc d'éducation. Nous devrons certainement recréer des nouveaux réseaux de solidarité communautaire afin de s'affranchir de la dictature de l'obligation du travail sans sens. Il ne faut plus obéir. Il faut désobéir à cette idée : sans travail je ne suis plus rien, je suis inutile. Chômeurs de tous les pays unissez-vous, vous êtes les forces vives des nations...

Torturez-vous les uns les autres...

Travail : de l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálÄ­us du latin tripálÄ­um, « instrument de torture à trois poutres ».

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Consommer plus pour dominer plus!

Nous entendons parler de croissance à longueur de discours politiques. Et cette croissance est directement liée au pouvoir d'achat. Nous avons un plus ou moins grand pouvoir d'achat, et de ce fait nous obtenons par la bonne grâce des codes sociaux, une position plus ou moins envieuse. Plus nous avons la possibilité d'acheter plus nous sommes importants. Plus nous avons de pouvoir. Et ce pouvoir se traduit par un certain nombre de possibilités diverses et variées. Nous pouvons posséder plusieurs télévisions, car c'est très important de posséder plusieurs fois la même chose par rapport à ceux -oh! les pauvres- qui ne peuvent prétendre qu'à une seule chose. Nous appartenons ainsi à la classe de ceux qui peuvent étaler tous leurs signes extérieurs de richesse. Et puis nous pouvons voyager dans des hôtels magnifiques sans rien comprendre des pays que nous visitons mais qu'importe nous avons le pouvoir de prendre l'avion pour le soleil. Et pour cela il faut travailler, travailler, travailler et puis revoyager pour se soulager d'avoir travaillé. Parce que quand même le travail c'est pas toujours très marrant, et même si c'est marrant nous avons bien le droit de nous reposer cinq minutes pour dépenser ce que nous avons obtenu. C'est notre pouvoir. Le problème c'est qu'y en a qu'on plus de travail, et d'autre qui triment péniblement dans des travaux que ceux qui ont de très gros pouvoirs d'acahts ne voudraient même pas faire. Ils ont fait des études ont eu des diplômes en ont bavé des ronds de chapeau. Qui aurait remplacé ses années d'études par des années à la mine ? Peu d'entre nous. D'autant plus que si nous regardons en arrière, ces années -pour beaucoup- n'étaient pas les pires que nous ayons vécues. J'ai des diplômes donc un travail intéressant avec des responsabilités et un pouvoir d'achat important et du pouvoir tout court. Parce qu'avec mes diplômes je vais faire partie de la classe de ceux qui dirigent, parce que quand même je suis drôlement plus intelligent que ceux qui n'ont pas fait d'études. Donc diplômes=responsabilités=pourvoir d'achat. Sauf que ceux qui n'ont pas le pourvoir se demandent s'ils vont avoir assez d'argent pour nourrir leurs enfants tout en trimant comme des malades. Pendant ce temps les autres se demandent s'ils vont s'acheter une maison de campagne plutôt qu'un appartement en ville. Pourtant les uns et les autres fournissent un travail. Qui peut dire qui travaille le plus et le plus durement ? Selon quels critères ? Quatre cinq six années détudes ou plus justifieraient que pendant quarante ans nous soyons dans une position plus confortable que celui qui n'a pas de diplôme ? Le seul problème est que tous rêvent à un énorme pouvoir d'achat. Tous rêvent de gagner au loto. Donc tous admettent cet état de choses. La société que nous avons créée s'en trouve verrouyée. L'être social assimilé à un pouvoir d'achat dépendant d'un travail rémunérateur provenant de l'obtention de diplômes, est un être mortifère. Notre civilisation est mortifère parce que le jour où nous sommes exclu de ce circuit, nous pensons que nous ne sommes plus rien que nous sommes inutiles donc morts, et pourtant vivant ce qui est le comble. Tous les être humains naissent différents, libres, et égaux en droits.

Celui qui n'a pas le choix que de bouffer chez lidl des produits hydrogénés et pesticidés dégueulasses parce qu'il est pauvre et qu'il travaille tandis qu'un autre a le choix de manger du bio de coopérative parce qu'il est riche et qu'il travaille, a le droit de porter plainte devant la cours européenne des droits de l'homme. Je dis que notre système de civilisation est en soi contraire aux droits de l'homme.