Angers blogle blog des ZanGevins

le blog des ZanGevins

Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche Aller à la page d'accueil

désobéis-toi toi-même

Il faut demander de la considération. Il faut réclamer la vérité. Il faut faire des manifestations avec des demandes toutes aussi concrètes que l'augmentation des salaires ou du pouvoir d'achat. "Je ne veux plus me faire engueuler au travail. Je ne veux plus être traiter avec mépris, pression, objectifs par ma hiérarchie. Je ne veux plus que l'on considère que ma présence en entreprise soit une présence mécaniste comme si j'étais une machine à qui l'on demandait d'obéir et d'effectuer sans conscience." Voilà le nouveau langage que le travailleur pourrait se tenir sous cette forme ou sous une autre s'il veut devenir Homme. Or bien souvent le travailleur quel qu'il soit a conscience de l'absurdité de ce qu'on lui demande, mais il exécute parce qu'il a peur et qu'il faut bien nourrir sa famille ou soi-même tout simplement, parce que la mort sociale est devenu la peur principale du travailleur. La mort sociale étant le chômage.

Or nous devons cesser de résumer l'être humain à un être social. La guerre mondiale économique fait des morts partout dans le monde, crée de l'esclavage rémunéré que sont les travailleurs précaires. La guerre économique c'est comme le jeu Risk ou la "world compagnie" des guignols de l'info. Mais les travailleurs se pensent-ils comme des soldats de la guerre économique ? Non ils ne se pensent pas comme cela parce que c'est une guerre réelle aux apparences virtuelles. Nous avons peur de mourir socialement, et parfois il y a moins de solidarité dans une entreprise que dans un corps d'armée. Parce qu'on ne risque pas sa vie réelle et qu'on ne sait pas vraiment qui est l'ennemi et la cause que l'on défend. Parce qu'au fond il n'y a aucun idéal, aucun projet de société, aucun sens à donner à son travail si ce n'est produire une richesse abstraite, pour la croissance et le pouvoir d'achat.

J'ai mal à l'humain, parce que l'Homme doit être autre chose qu'une entité économique militaire reconnue par ses faits d'armes (plus de marchés, plus de ventes, plus de résultats) et récompensée par la médaille-promotion-sociale-pouvoir-d'achat. Et quand la guerre est trop dure insupportable absurde, et elle l'est toujours, on déserte. Mais dans la guerre économique quand on déserte on se fusille soi-même. Certains se suicident, d'autre font des dépressions graves, développent des maladies etc... Ils se désertent eux-même. Et les autres tiennent encore jusqu'à ce qu'ils n'en puissent plus. D'autres se sont résignés parce qu'il en sera toujours ainsi disent-ils : vous ne changerez pas l'homme. Restent ceux qui croient vraiment que l'Homme est celui qui possède la puissance de domination et commande aux autres le bon ordre de marche. La guerre ne supporte pas les faibles. Alors il faudrait que tout le monde arrête de travailler ? Non bien sûr, quoique ? Il faut travailler autrement, réinventer le sens du mot travail avec une logique radicalement différente de celle d'aujourd'hui et cesser de plus en plus d'obéir aux ordres imbéciles. Plus nous serons nombreux et plus nous pourrons déserter la guerre. Si nous voulons être Homme il nous faut cesser la soumission à l'absurdité d'un système que nous avons nous-même créé. Il faut nous désobéir.

Aidons-la à mourir tranquille...

Tous les êtres humains ont le droit, s'ils sont en capacité de le faire, de se donner la mort quand ils le désirent. Et là même si nous le regrettons personne ne crie au scandale. Nous avons un des plus fort taux de suicide des jeunes en Europe. Mais quand un être humain est dans une situation telle qu'il ne peut pas le faire lui-même pour des raisons physiques, psychologique, ou morales, nous sommes outrés, scandalisés. Enfin vous n'y pensez pas, c'est la porte ouverte à l'assassinat du vieux ou de la vieille rentière en fin de vie pour toucher plus tôt l'héritage. Immédiatement nous mettons en avant que l'état est là pour protéger d'éventuelles saloperies que pourraient commettre les citoyens. Je rappelle quand même que dans d'autres pays d'Europe comme la Hollande ou la Suisse, le suicide assisté se pratique déjà. Les hollandais et les suisses sont-ils d'horribles barbares ? Où entendent-ils une véritable détresse humaine ? D'autant plus que des précautions très strictes sont prises pour éviter tous les dérapages. Les suicides assistés se pratiquent déjà en France, de façon illégale. Je rappelle que lorsque Laurence Tramois et Chantal Chanel se sont retrouvées aux assises comme des criminels -parce qu'en France l'euthanasie est considéré comme un crime avec préméditation- elles avaient empêché une patiente en phase terminale de cancer de vomir ses selles. Je dis qu'un pays qui envoie ces personnes devant un jury populaire soutient une civilisation de sauvages et d'hypocrites qui ne respecte pas le droit de l'être humain de disposer de sa vie dusse-t-il avoir recours à une personne de confiance encadrée par la loi qui l'aide à mettre fin à ses jours. Pourquoi ai-je parlé d'une civilisation de sauvages ? Parce qu'un état qui met tout le temps en avant la répression pour résoudre ses problèmes, engendre une société intolérante ou le dialogue, l'échange et la négociation sont rangés au second plan. Nous défendons le droit des peuples à disposer d'eux-même, je demande le droit absolu de l'être humain à disposer de lui-même quand bien même il ne serait pas capable de le faire seul. Aidons madame Sébire à mourir et nous commencerons à nous civiliser.

Travaille pour obéir et obéis pour travailler (en réponse à Philmouss)

Bien sûr que le travail est peut-être source d'épanouissement, bien sûr qu'il y a des beaux métiers, bien sûr que notre civilisation permet de réaliser de grandes choses. En fait le problème est de créer un système où la rentabilité est le maitre-mot où le travail est presque exclusivement au service de l'économie. Au service de la croissance et l'acquisition de territoires économiques. Le monde entier est en guerre économique. L'organisation de notre civilisation fait que l'activité qui nous permet de manger ne comporte plus beaucoup de plaisir. Libraire c'est un beau métier, mais libraire quand sans cesse tu dois faire ton chiffre, sans cesse tu dois remplir des objectifs infaisables et volontairement infaisables ; et même si tes résultats sont meilleurs que l'an passé, il sont en dessous de l'objectif que l'on t'as donné. Le travail n'est ni beau ni laid, la question est de savoir s'il a du sens. Produire pour produire, créer des besoins dont nous n'avons pas besoin, dont nous devenons dépendants. Parce que le but n'est pas de chercher à vivre ensemble le plus harmonieusement possible. Une grande majorité d'entre nous est conditionné et se conditionne dans l'idée que la réalisation du bonheur passe avant tout par la réussite sociale familiale économique. Et cela crée forcément des classes, des hiérarchies et des oppressions. Tu dois travailler pour moi comme je te le dis et si tu ne travailles pas pour moi comme je te l'impose, un autre travaillera pour moi. C'est moi qui compte, le développement de mon moi. C'est mon autosuffisance. On leur donne du travail à ces pauvres gens, ils devraient s'estimer heureux. Le prince te fait l'aumône, le prince est bon prince, il est charitable. Le travail n'est pas une mauvaise chose en soi. Même l'indien d'Amazonie travaille. Il va à la chasse pour se nourrir construit sa maison répond à des obligations sociales etc... Mais il est maitre de ce qu'il engendre et ne travaille pas pour de la rentabilité et ne connaitra jamais le chômage si ce n'est le temps de repos qu'il s'accordera parcequ' il l'aura décidé. Le fonctionnement de notre civilisation est primaire, l'obligation du travail est la principale source d'asservissement. Alors faut-il retourner vivre dans la forêt ? Non sans doute mais nous devons inventer une autre forme de civilisation et donc d'éducation. Nous devrons certainement recréer des nouveaux réseaux de solidarité communautaire afin de s'affranchir de la dictature de l'obligation du travail sans sens. Il ne faut plus obéir. Il faut désobéir à cette idée : sans travail je ne suis plus rien, je suis inutile. Chômeurs de tous les pays unissez-vous, vous êtes les forces vives des nations...

Torturez-vous les uns les autres...

Travail : de l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIe siècle), du bas latin (VIe siècle) tripálÄ­us du latin tripálÄ­um, « instrument de torture à trois poutres ».

Lire la suite

Consommer plus pour dominer plus!

Nous entendons parler de croissance à longueur de discours politiques. Et cette croissance est directement liée au pouvoir d'achat. Nous avons un plus ou moins grand pouvoir d'achat, et de ce fait nous obtenons par la bonne grâce des codes sociaux, une position plus ou moins envieuse. Plus nous avons la possibilité d'acheter plus nous sommes importants. Plus nous avons de pouvoir. Et ce pouvoir se traduit par un certain nombre de possibilités diverses et variées. Nous pouvons posséder plusieurs télévisions, car c'est très important de posséder plusieurs fois la même chose par rapport à ceux -oh! les pauvres- qui ne peuvent prétendre qu'à une seule chose. Nous appartenons ainsi à la classe de ceux qui peuvent étaler tous leurs signes extérieurs de richesse. Et puis nous pouvons voyager dans des hôtels magnifiques sans rien comprendre des pays que nous visitons mais qu'importe nous avons le pouvoir de prendre l'avion pour le soleil. Et pour cela il faut travailler, travailler, travailler et puis revoyager pour se soulager d'avoir travaillé. Parce que quand même le travail c'est pas toujours très marrant, et même si c'est marrant nous avons bien le droit de nous reposer cinq minutes pour dépenser ce que nous avons obtenu. C'est notre pouvoir. Le problème c'est qu'y en a qu'on plus de travail, et d'autre qui triment péniblement dans des travaux que ceux qui ont de très gros pouvoirs d'acahts ne voudraient même pas faire. Ils ont fait des études ont eu des diplômes en ont bavé des ronds de chapeau. Qui aurait remplacé ses années d'études par des années à la mine ? Peu d'entre nous. D'autant plus que si nous regardons en arrière, ces années -pour beaucoup- n'étaient pas les pires que nous ayons vécues. J'ai des diplômes donc un travail intéressant avec des responsabilités et un pouvoir d'achat important et du pouvoir tout court. Parce qu'avec mes diplômes je vais faire partie de la classe de ceux qui dirigent, parce que quand même je suis drôlement plus intelligent que ceux qui n'ont pas fait d'études. Donc diplômes=responsabilités=pourvoir d'achat. Sauf que ceux qui n'ont pas le pourvoir se demandent s'ils vont avoir assez d'argent pour nourrir leurs enfants tout en trimant comme des malades. Pendant ce temps les autres se demandent s'ils vont s'acheter une maison de campagne plutôt qu'un appartement en ville. Pourtant les uns et les autres fournissent un travail. Qui peut dire qui travaille le plus et le plus durement ? Selon quels critères ? Quatre cinq six années détudes ou plus justifieraient que pendant quarante ans nous soyons dans une position plus confortable que celui qui n'a pas de diplôme ? Le seul problème est que tous rêvent à un énorme pouvoir d'achat. Tous rêvent de gagner au loto. Donc tous admettent cet état de choses. La société que nous avons créée s'en trouve verrouyée. L'être social assimilé à un pouvoir d'achat dépendant d'un travail rémunérateur provenant de l'obtention de diplômes, est un être mortifère. Notre civilisation est mortifère parce que le jour où nous sommes exclu de ce circuit, nous pensons que nous ne sommes plus rien que nous sommes inutiles donc morts, et pourtant vivant ce qui est le comble. Tous les être humains naissent différents, libres, et égaux en droits.

Celui qui n'a pas le choix que de bouffer chez lidl des produits hydrogénés et pesticidés dégueulasses parce qu'il est pauvre et qu'il travaille tandis qu'un autre a le choix de manger du bio de coopérative parce qu'il est riche et qu'il travaille, a le droit de porter plainte devant la cours européenne des droits de l'homme. Je dis que notre système de civilisation est en soi contraire aux droits de l'homme.