L’argent dette de Paul Grignon;… Enron, Kerviel, Madoff, la suite du feuilleton

Avec l’affaire Bernard Madoff, escroc a 50 milliards de dollars, ça vaut la peine de revoir la vidéo l’argent dette. J’ai cherché des vidéos de Madoff sur le net mais elles sont forcément toutes en anglais. Il faut voir ce gourou de la haute finance jouer les experts sur les plateaux de télés avant que son escroquerie géante soit dévoilée. On est vraiment dans le « semblant » poussé à l’extrême. Après Kerviel, Madoff, qui peut croire que ces phénomènes sont des accidents. En fait il sont parfaitement à l’image d’un système qui est une arnaque d’une minorité de puissants de la finance sur l’ensemble des citoyens du monde. Il est temps de lutter ensemble pour un autre monde. Merci aux lycéens de nous montrer la voie. La crise démontre une chose, un système économique ce n’est pas une « réalité », c’est une pure construction. Les milliards que s’approprient les dominants doivent être distribués à l’ensemble des citoyens du monde. Franchement à part par la lutte sociale et l’engagement politique et citoyen, je ne vois pas comment on peut espérer voir les choses changer.
Regardez bien cette vidéo, vous verrez que l’arnaque de Madoff, n’est que la réplique grossière du système de l’argent dette.
Une vidéo envoyée par Philippe. à voir A BSO LU MENT!!!


L’Argent Dette de Paul Grignon (Money as Debt FR) from Bankster on Vimeo.

Deux citations extraites de la vidéo:

« Je crains que le simple citoyen n’aime pas du tout se faire dire que les banques peuvent créer de l’argent – et qu’elles le font … Et que ceux qui contrôlent le crédit d’une nation dirigent la politique des gouvernements et tiennent dans le creux de leurs mains la destinée des peuples. » Reginald McKenna, ancien Président du conseil d’administration, Midlands Bank of England.

« Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au Time Magazine et aux autres grandes publications dont les dirigeants ont assisté à nos réunions et ont respecté leurs promesses de discrétion pendant presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer notre plan d’action pour le monde si nous avions été sous la lumière des projecteurs pendant toutes ces années. Mais maintenant, le monde est plus sophistiqué et mieux préparé à la marche vers un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est sûrement préférable à l’autodétermination nationale pratiquée au cours des siècles passés. » David Rockfeller, discours à la commission trilatérale, juin 1991.

Commentaires

7Commentaires à “L’argent dette de Paul Grignon;… Enron, Kerviel, Madoff, la suite du feuilleton”
  1. Jean Pélaguss dit :

    On coupe la main du voleur de pomme tandis qu'un système de vol généralisé d'énergie et d'argent continue de s'organiser sous nos yeux. Tout finit par se savoir. Le réveil sera douloureux peut-être très douloureux mais il n'y aura pas d'autre choix que de faire autrement. On s'apercevra que les utopistes sont réalistes. Oui un monde meilleur sera alors possible. Et on ne se regardera pas avec des sourires niais et gentils toute la journée. Une discussion honnête est souvent âpre parce qu'elle ne cherche pas à séduire pour embobiner elle cherche à être pour construire. Un monde meilleur n'est pas plus facile. Ce qui le rend plus facile c'est qu'il est meilleur.

  2. Philmouss dit :

    Non seulement la discussion risque d'être âpre comme tu dis mais je pense qu'il faudra même aller jusqu'à casser quelques… objets disons. Tu as vu pourquoi Darcos a reculé, il a eu peur de la violence. L'état dispose de l'exercice légitime de la violence qui lui sert à maintenir l'ordre, et quel ordre :-) , Aujourd'hui ce n'est que par l'exercice d'un rapport de force et la menace d'une possible violence. (même si on annonce des manifestations non-violentes, ce qui est le cas des manif lycéennes, des débordements violents sont toujours possibles et au fond c'est cela qui fait peur à un gouvernement. Sur le site du monde, j'ai été sidéré de voir des commentaires de cadres à la suite de l'article sur Madoff, qui encourageait les jeunes à tout casser. C'est dire à quel point l'exaspération monte. Il faut la canaliser vers des demandes de changement de nos gouvernements. Réformer le système de l'argent, le soustraire du pouvoir des banquiers, tu penses que ça peut se faire sans heurts, avec des simples discussions?

  3. Jean Pélaguss dit :

    En fait je ne parlais pas de ça. Je disais une fois que la castagne aura eu lieu, il faudra instaurer d'autres qualités de relations. Et ce ne sera pas forcément facile. Ce que je veux dire c'est que souvent dans la tête de beaucoup de gens un monde meilleur est un monde irréaliste, ou niais. Et je pense que nous n'aurons pas le choix d'un monde meilleur ou c'est l'autodestruction assurée. Vouloir le meilleur c'est être réaliste. Croire qu'un monde peut encore tenir sur de telles relations de conflits et de violences extrêmes, et dire qu'on n'y peut rien et que ça finit toujours par s'arranger c'est utopique. Mais aujourd'hui c'est très difficile effectivement de se faire entendre autrement que par une certaine violence.

  4. Stéphane dit :

    Un mot sur "L'argent dette". Une démonstration efficace, pédagogique, etc. Mais des réserves : 1) La démonstration repose, encore une fois, sur le fantasme de contrôle généralisé de l'économie et du politique par une clique de financiers. Fantasme éloquemment illustré par l'image nauséeuse de la pieuvre financière enveloppant du monde. Mais si le contrôle était aussi opérant que Paul Grignon veut nous le faire croire, les places boursières ne seraient pas en proie à la tourmente que l'on connaît, certaines sociétés de crédit ne seraient pas en faillite. 2) Je ne suis pas spécialiste du monde financier, mais il me semble que PB exégère le profit que la banque peut tirer d'un prêt : si tel était le cas, si les banques pouvaient faire aussi facilement créer de l'argent, comment expliquer qu'elles sont depuis le début de la crise financière si réticentes à prêter de l'argent aux entreprises? Bref, je crois que l'on peut montrer qu'un système financier dérégulé est pervers, qu'il conduit à la catastrophe et à l'auto-destruction sans en passer par le fantasme du contrôle absolu – en autres termes, du complot. Et que l'on ne doit pas sous estimer le risque que prennent les banques quand elles prêtent de l'argent. Sous estimation qui est aussi bien le fait de certains organismes de crédit que des idéologues qui, comme PB, veulent nous faire croire que les banques sont omnipotentes : en somme, les acteurs du monde financier et les idéologues anti-bancaires tombent dans la même erreur, celle de l'infaillibilité du système. PS. Quant aux déclarations des banquiers (Rockefeller par exemple), n'oublions pas qu'elles sont destinées à susciter l'illusion de cette infaillibilité, les banquiers ayant à convaincre sans cesse des associés ou des des clients. A usage interne, elles sont précisément destinées à créer une confiance aveugle dans l'efficacité du sytème financier. PS 2. A propos du travail de Gb, je trouve répugnant le procédé qui consite à insinuer, par des indications dont le lecteur devrait tirer lui-même les concLusions, que les assasinats dEs présidents des USA auraient été commandités par une société (secrète forcément) de banquiers. Ce procédé est répugnant en ce qu'il prétend faire penser le lecteur par lui-même, alors qu'il ne fait que l'inciter à appliquer sur un donné historique (en l'occurence les assassinats) un modèle idéologique déjà constitué. Procédé classique, relevant de la propagande, qui annule tout esprit véritablement critique.

  5. Stéphane dit :

    Correction : je me suis embrouillé avec les initiales de Paul Grignon (à la place de PB et Gp, on doit lire PG). Et pardon pour les fautes de frappe.

  6. Philmouss dit :

    Hello Stéphane. Comme dit François Roustang: "l'anti ne fait pas sortir du même". La catégorie complot est le "concept clef" de "l'intellectuel français" qui est "so smart" qu'il ne va pas tomber dans le piège grossier de la théorie du complot. Du coup ça fonctionne comme une obsession….. qui empêche de penser. Parce que même si OK tu as raison il y a forcément dans un document comme celui là des raccourcis et de la caricature. Il n'empêche que les problèmes soulevés me paraissent plus que pertinents. Paul Grignon suggère aux citoyens du monde de poser 4 questions à leurs gouvernements: dont une fondamentale: est-il normal que des banques privées disposent du pouvoir dont elles disposent actuellement? (même si une banque publique ne devient pas nécessairement vertueuse). Dans son document Grignon propose également de donner une vraie chance à des systèmes d'économie alternatives comme les SELs qui ont été soigneusement brimés jusqu'à aujourd'hui. On a parfaitement le droit de critiquer ce document, mais il ne faudrait pas le faire en oubliant les arguments qu'il avance. C'est procéder par un raccourci qui se focalise sur le soupçon de théorie du complot en éludant toute la problématique développée. Encore une fois cela revient à vouloir être tellement intelligent, critique de la critique, qu'on en oublie le fond et qu'on tombe dans le piège qu'on est censé dénoncer: celui du réductionnisme et du raccourci. Pour ce qui est de la question des assassinats, je ne connais pas l'histoire de tous les assassinats de présidents américains mais si on prend celui de JFK, il n'est pas délirant d'émettre l'hypothèse que derrière Lee Harvey Oswald se tenaient des intérêts disons… très proches de ce que Heisenower avait nommé en son temps en dénonçant ses dangers, le complexe militaro industriel. Il est d'autre part il me semble particulièrement naïf de penser qu'il n'existe pas des lobbies, des groupes constitués comme les multinationales qui dispose de plus de pouvoir que de beaucoup d'état et que cela ne pose pas de problème. Après bien sûr il faut sortir des généralités et devenir factuel dans l'argumentation, alors regarde par exemple le documentaire "le monde selon Monsanto" avec l'histoire par exemple des PCBs et dit moi si nous sommes dans de la théorie du complot délirante. Mais au fond, peut être est-tu un suppôt de "l'ordre établi" dont le travail est d'endormir les conscience avec de l'esprit critique qui évacue la critique ;-) Ce qui, il faut bien le dire constitue un tour de passe passe magistral.

  7. Stéphane dit :

    Salur Philmouss, Je pensais bien que je ferais mal comprendre : en un mot, je ne conteste pas l'existence de lobbies ni la logique perverse du système financier ; mais je juge inutile de recourir à la théorie du complot pour expliquer cette logique et estime qu'il est non seulement faux mais aussi périlleux de confondre le fonctionnement des lobbies avec l'influence d'un complot mondial. Jusqu'à présent, les pensées politiques fondées sur l'idée d'un complot ont conduit tout droit à la barbarie. Malheureusement, PG ne se prive pas de faire ces amalgames, ce qui discrédite son travail et sa pensée. Quand on me montre une immense pieuvre financière enveloppant le monde, quand on manipule le spectateur (cf. ce que j'ai dit sur les assassinats), je suis désolé : je deviens allergique. Résultat : c'est le documentaire en entier qui m'inspire des soupçons. Et je suis trop sceptique quant aux pouvoirs de la raison pour adhérer sans réserve à une démonstration si lisse, si impeccable. C'est d'ailleurs pour cette raison que les programmes révolutionnaires sociaux ou économiques m'inspirent la plus grande méfiance. Oui, j'avoue, je suis réformiste (dans la lignée de Rocard). Il reste que je suis, comme je l'ai dit, persuadé que le système bancaire est pervers (mais pas infaillible) et que seule une volonté politique forte serait en mesure de le contrôler. La crise financière que le monde traverse est peut-être une opportunité unique pour une pareille entreprise. Enfin, on peut l'espérer.

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