La civilisation des sauvages…
Ce matin je me disais : « tiens si j’avais la radio le matin, je pourrais l’écouter. » Et puis je me réponds : « non je ne préfère pas rien de tel que le silence de la tête pour laisser l’âme en paix. » Surtout que le matin nous assistons à la série des lamentations et autres larmoiements de l’information. Être dans le bain du malheur pour être au courant et savoir ce qui se passe dans le monde. Mais au fait pourquoi savoir ce qui se passe dans le monde ? Au fond je me fous de ce qui se passe dans le monde. Ce qui m’intéresse c’est ma vie, ma femme, mes enfants, mon travail, mon association etc. Mais ce qui se passe dans le monde ça m’encombre, c’est lourd à porter. Je ne peux pourtant pas m’empêcher d’écouter de regarder de ressentir par goût névrotique pour le drame et la douleur.
C’est ça nous avons un goût névrotique pour le malheur. Voilà pourquoi nous sommes si nombreux à suivre ce qu’on appelle les « informations ». Nous aimons les histoires de flics, les tueurs en série, les tragédies sociales et familiales les guerres dans les autres pays qui n’ont pas encore compris ce qu’était la paix et la démocratie, nous sommes fascinés par le crime, gangrène de la bonne société au fonctionnement si parfait que viennent perturber de méchantes mauvaises personnes qu’il faut remettre dans « le droit chemin ». Comme s’il y avait des cellules cancéreuses dans un grand corps social, par ailleurs en pleine santé. Les prisons les foyers de dressage sont un peu la chimiothérapie du corps social. C’est du lourd ça fait beaucoup de dégâts et ça soigne peu. En tous les cas ça ne marche que pour certains. Et il y a souvent rechute. Les seules informations joyeuses que nous supportons sont les naissances et les résultats sportifs ou du loto.
Lorsque l’une des sœurs Papin (fait divers des années trente qui a fait l’objet de plusieurs films dont le plus récent : « les blessures assassines ») tue sauvagement sa patronne il est parfaitement normal qu’elle le fasse, je dirais même que dans sa réalité c’est même sain qu’elle l’ait fait. Une enfance dans la violence, des bonnes sœurs tortionnaires, des patronnes humiliantes, méprisantes, rabaissantes. Pas ou peu de droit du travail pas de recours pour se défendre. Pour mettre fin à la douleur de l’humiliation, soit on s’en va soit on dépérit soit on tue. Et parfois on ne s’en va pas, on se laisse envahir par la haine accumulée et elle ressort en crime ou en assassinat comme un soulagement. Je dis que ce crime est légitime, comme tous les crimes parce qu’il n’est que la partie émergée de l’iceberg de l’ultra violence sociale. Je dis qu’il est aussi violent de se faire licencier comme un malpropre que de mourir sur un champ de bataille. La guerre économique fait des morts économiques. Sur le champ de bataille on peut encore défendre son pays se battre pour un idéal parce qu’il faut être libre et on y peut encore quelque chose. Et si on s’est bien battu –même si le principe est débile- on a une médaille. Quand on a bossé comme un con pendant des années et que les patrons se barrent avec les machines pour ne prendre que cet exemple, le jour où on peut en séquestrer un il est normal que cela arrive juste parce que trop c’est trop. Quand on est licencié aussi lamentablement on perd momentanément, je l’espère, le sens de sa vie on a l’impression de mourir pour rien, de ne rien valoir aux yeux de l’autre. Et ce qui ne vaut plus rien on le jette comme un déchet parfois non recyclable parce que trop vieux ou pas assez qualifié…
La civilisation est la pire des choses qui soit arrivé à l’être humain parce qu’elle a fait croire qu’elle avait éradiqué la sauvagerie. Le capitalisme financier athée est d’une sauvagerie sournoise, impitoyable, aussi violente que n’importe quelle guerre. Nous sommes en guerre et nous nous y sommes habitués. Non je ne m’y habitue pas. Chaque fois qu’un jeune se suicide commet un crime tombe dans une profonde dépression c’est l’ensemble du corps social qui commet un crime. Le crime de ne pas avoir créé les conditions pour que cela n’arrive pas. Toi l’être humain souviens-toi que chaque fois que tu méprises, humilie, dévalorise un autre être humain, tu commets un crime contre l’humanité.
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hello Pelagusse, merci pour cette réflexion. j'ai refait un peu la mise en page pour la lisibilité
tu as raison il faut que ce soit lisible et un gros texte d'un seul bloc ça fait peur. Quand tu fais un chapeau, apparait le début de l'article puis souligné "lire la suite" c'est ça ?
oui c'est ça ça rend aussi le fil du blog plus léger quand les textes sont voluminuex.
Hello Pélagusse, tu as un commentaire d'Ernesto sur ton article qui est publié sur saintnazaire.net, tu peux y aller en cliquant sur mon nom au dessus du comment.
Ma femme Magali et Nicolas son ami m'ont aussi beaucoup interpelé sur cette légitimité du crime. Je ne me place pas d'un point de vue moral, mais d'un point de vue universel. Pour qu'il y ait équilibre parce que je crois que c'est ce qui fonde l'univers, il faut une juste répartition des forces pour que cela tienne. C'est une légitimité de fait pas une légitimité morale. Les sœurs Papin, étant donné leur histoire, leur émotionnel et leur psychisme n'avaient pas d'autre choix que celui te tuer leurs patronnes à ce moment là pour pouvoir continuer à supporter l'existence. D'autres auraient fait autrement, mais pas elles parce qu'elles ne le pouvaient pas. Nous ne sommes pas égaux nous sommes égaux en droit. Au fond d'un point de vue universel ce crime est légal. Tu me diras que dans ce cas le bourgeois qui humilie sans cesse ses employés n'est que le fruit d'un conditionnement dont il est également le produit. Donc d'un point de vue universel son comportement est légitime également. Voilà pourquoi il faut radicalement changer notre système éducatif et le rapport que nous entretenons avec nos jeunes en général. De la même façon qu'il y eut des jeunesses hitlériennes, il nous faut éduquer nos jeunes dans le respect, la liberté et dans une profonde compréhension de ce qu'ils sont. Ca commence juste par les respecter eux et par se respecter entre nous. Tu vois c'est pas gagné.
Philmouss Est-ce légitime de massacrer des animaux dans des abattoirs? Et j’avoue je mange les restes du massacre emballé sous cellophane. Est-ce légitime le scandale des perches du Nil (cf : le cauchemard de Darwin)? Est-ce légitime de tuer des civils quand un peuple est sans armée au nom de la légitime défense ? Est-ce moins légitime de faire tomber deux tours avec des avions que de de décider cyniquement de l’avenir du monde du haut de ces deux même tours ? D’où vient la perversion, forcément d’une perversion subie. Peut-être y a-t-il des terrains plus fragiles que d’autres ? Qui est responsable ? Adam Eve, dieu, toi moi ?… Personne n’est responsable, tout le monde l’est. D’où venait cette haine des juifs partagé par beaucoup de peuples ? D’où venaient cette haine des noirs sous la colonisation ? Doivent-ils subir ou devenir terroriste ? Le terrorisme culturel économique démocratique de l’occident est-il légitime sous prétexte qu’il adopte de bons sentiments ? Le cynisme occidental est-il légitime ? Qu’est-ce qui est légitime et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Tout s’inscrit dans le grand univers et rien de ce qui se passe n’arrive par hasard car pour moi tout à un sens. Voilà pourquoi je me suis permis de parler de légitimité universelle. Le crime est là au fond pour que nous comprenions qu’il nous faut y mettre fin.
Bon, il faudrait sans doute commencer par définir ce qu'on entend par légitime. L'étymologie du mot renvoie à l'idée de loi. Qu'un père ait des relations sexuelles avec sa fille, de manière "quasi universelle" dans les sociétés humaines, ça n'est pas considéré comme légitime. Après si tu adoptes le point de vue du psychothérapeute ou de l'anthropologue comme dans ce bouquin de Cyrulnik et all qui s'intitule "de l'inceste" tu accède à une compréhension de la complexité du phénomène et tu ne le vois plus nécessairement avec des catégories binaires du bien et du mal. Mais encore une fois, ça ne rend pas l'inceste "légitime". Que des frères et soeurs aient des relations sexuelles parcequ'ils vivent dans un milieu d'isolement extrême et qu'aucun autre partenaire n''est accessible ça rend la chose, compréhensible, acceptable mais ça ne la rend toujours pas…. légitime. Je maintiens donc que tu ne peux pas dire: "tout crime est légitime" ça ne tient pas et les constructions que tu fais a posteriori pour faire tenir cette erreur tiennent encore moins. Il existe des crimes qui sont légitimes, alors on ne parlera pas de crime, mais de légitime défense, condamnation à mort (et là la légitimité fait débat) mais tout crime n'est pas légitime, d'un point de vue formel, un crime est plutôt ce qui est , par nature totalement illégitime. J'accepte totalement l'idée que le résistant qui tue les oppresseurs nazis ne commet pas un crime dans ce contexte. Mais le mythomane Roman qui tue toute sa famille qui était sur le point de découvrir ses mensonges, explique moi en quoi ce crime peut être légitime? Si selon ta théorie de l'équilibre universel, des vexations ou des brimades dans l'enfance peuvent légitimer qu'on tue sa femme et ses enfants, alors pour la faire tenir il faut que tu rajoutes le karma. Autrement dit: la femme et les enfants ont commis dans leurs vies antérieures des crimes qui rendent le crime du père légitime d'un point de vue universel. Cette théorie est très présente en Asie c''est à ça que tu fais référence?
Je comprends parfaitement ton argumentation et je la trouve juste. Oui le terme de légitimité renvoie à l'idée de loi. Ce qui est hors la loi serait illégitime. Le crime est hors la loi : tu ne tueras point. Mais de quelle loi s'agit-il ? Je ne sais pas si c'est le karma, cette théorie est d'ailleurs tout à fait recevable. Mais je ne crois pas non plus à la punition Karmique. C'est certainement beaucoup plus complexe que cela. Dire que le crime est légitime c'est dire que l'on a le droit de tuer. Nous avons la liberté absolu de faire ce que bon nous semble, parce que l'univers a construit l'être humain tel qu'il est. Et notre existence est le fruit du hasard. Un enchevêtrement de molécules qui fait que l'on est ce que l'on est. Certains on témoigné d'un monde invisible et je ne crois pas que si la vie continue nous soyons sévèrement jugé par un père qui déciderait à notre place de ce qui est bien ou mal, de ce qui est légitime ou pas. Donc nous avons la liberté absolu de faire ce que bon nous semble. Mais l'autre aussi. C'est donc de cette négociation entre deux libertés absolues que l'on invente des lois afin de réguler l'organisation de nos sociétés. Tout ce qui arrive arrive parce que l'univers le permet parce que le monde invisible tient le monde visible. Tout ce qui arrive dans l'univers est autorisé sinon cela n'arriverait pas. Je ne crois pas que le monde soit absurde je crois qu'il y a une logique et que tout ce que produit l'univers d'action et de réaction a un sens. "Dieu" ne joue as aux dés. Donc c'est autorisé. Donc ça a d'une certaine façon une légitimité. L'être humain n'a pas créé l'être humain. Il a été créé par l'univers. Pourquoi certains transgressent-ils les loi ? Parce que d'autres les ont transgressées avant eux en leur faisant subir leur loi. Le voleur vole ce qui est à moi et m'impose sa loi hors la loi. De quoi a-t-il manqué pour voler ? Ce qui me révolte au fond c'est que les lois humaines sont parfois illégitimes. Ce qui me révoltent sans doute c'est que des êtres humains imposent à d'autres être humains des choses au non d'une légitimité illégitime. Je sens bien que le terme employé comme je l'ai fait heurte profondément -mais je ne l'ai pas employé pour faire le malin- et je ne voudrais pas qu'il soit une entrave à un échange qui par ailleurs est vraiment intéressant.
Bon disons le tout net, je n'adhère pas du tout à cet idée d'un ordre invisible de l'univers qui ferait que tout à un sens et rien n'arrive par hasard. Tu dis: "Tout ce qui arrive dans l'univers est autorisé sinon cela n'arriverait pas." et tu dis simultanément: "je ne crois pas que si la vie continue nous soyons sévèrement jugé par un père qui déciderait à notre place de ce qui est bien ou mal, de ce qui est légitime ou pas". C'est très contradictoire tes propositions, si "c'est autorisé, cela renvoie à la notion d'autorité, il y a donc quelqu'un qui autorise. Le terme juste serait "c'est possible" et non "c'est autorisé. Tu dis également: "Je ne crois pas que le monde soit absurde je crois qu'il y a une logique et que tout ce que produit l'univers d'action et de réaction a un sens" et plus haut tu affirmes: "Et notre existence est le fruit du hasard. Un enchevêtrement de molécules qui fait que l'on est ce que l'on est". Comment tu réconcilies ces propositions? Si tu veux mon avis, on peut tout à fait raisonner en faisant l'économie d'une "autorité transcendante" qu'il s'agisse de Dieu ou de "l'Univers" ou de "l'ordre invisible". On peut simplement s'en tenir à un niveau disons, anthropologique et constater que toute vie humaine est une vie en société et que toutes les sociétés humaines se dotent de règles pour fonctionner. La loi est donc un construit humain qui essaie de prendre en compte ce qui est bien pour le groupe et pour l'individu. C'est un construit imparfait et comme tu le dis, "ça fait l'objet d'une constante négociation". La loi prend en compte aussi pour se constituer se qui serait un mal pour le groupe comme pour ses membres et toutes les sociétés vont proscrire le meurtre (au moins de ses membres). Étymologiquement, la notion de crime, c'est précisément le fait de transgresser gravement la loi d'une société donnée et sans doute plus largement ce qui pourrait être la loi, pour le coup plus universel, de respect de l'humanité (cf. la notion récente de crime contre l'humanité). Tu as raison, le fait de transgresser gravement, ça renvoie à la liberté fondamentale, raison de plus pour ne pas dénier la notion de crime. Encore une fois, dire que "tout crime est légitime", c'est dire: "la shoa est légitime", "le génocide arménien est légitime", "l'esclavage est légitime". Il faut qu'on se mette d'accord sur un certains nombres de termes pour pouvoir discuter. Là par exemple j'accepte de discuter en acceptant les règles de la langue française que tu acceptes aussi. Je pense non seulement que ton affirmation "tout crime est légitime" est fausse, mais je pense en outre qu'elle est également dangereuse. Et je dois te dire que je m'inquiète en ce moment d'entendre des propos comme ceux là: "on devrait tuer ceux qui déforestent l'Australie" dans la bouche d'un jeune artiste éduquée. ça me paraît plus qu'inquiétant. Nous sommes peut-être à la veille d'une période chaotique voire "révolutionnaire" et ces périodes sont propices aux extrémismes meurtriers (cf. la terreur, le national socialisme etc.) Je sais que la lutte sociale passe par une forme d'affrontement. Mais dans cette lutte, on ne peut "légitimer" justement l'appel au meurtre. ça me paraît important de dire qu'il y a des crimes, avec des victimes et des coupables. Le statut est fondamentalement différent et je n'adhère pas du tout à la théorie karmique qui me paraît fumeuse et légitimant toutes les injustices possibles. Demain si un de tes proches est violé ou assassiné, ce que je ne te souhaite pas mon ami, est-ce que tu diras toujours "tout crime est légitime"?
je viens de relire mon texte et je reconnais que le terme de légitimité dans ce contexte est sujet à caution et que s'il n'est pas expliqué plus avant on peut penser que je pense le contraire de ce que je pense. Moi-même si quelqu'un venait me dire : regarde j'ai tué mon patron , c'est légitime après tout ce qu'il nous a fait, je lui répondrais que non ça n'est pas légitime. Et je ne répondrais pas non plus à quelqu'un qui a subit un viol que ce qu'il ou elle a subit est légitime. Je ne peux pas non plus dans le même texte, sans explication, employer cette notion dans deux perspectives, l'une qui serait terrestre et l'autre universelle. Je peux comprendre que tu aies trouvé cela fumeux. J'ai commis en ce sens une erreur et je m'y suis un peu accroché. Cependant que les choses soient bien claires : je ne cautionne pas le crime en général et je ne pense pas que l'on doive se venger, je ne crois pas à : oeil pour oeil, dent pour dent. Je ne crois pas non plus à la fatalité et je crois que la résilience est possible. Ce n'est pas parce qu'on a subit des violences visibles ou invisibles que l'on doit consciemment le faire payer aux autres. Je voulais juste dire que pour certains êtres la résilience n'a pas été possible et que le psychisme, l'émotionnel, l'intellect sont tellement atteints que le crime devient pour cette personne une nécessité consciente et inconsciente à la fois. Consciente parce que la personne y pense souvent et inconsciente parce qu'elle n'a pas conscience de la violente pulsion qui l'habite et de ce qu'elle va engendrer. Je ne suis pas un pousse au crime et je ne le serai jamais et je ne cautionne pas le discours de ceux qui prétendent que parce qu'on brule des forêts à des fins mercantiles, il faut tuer les personnes qui le font. Et je pense sincèrement que le sens global de mon texte est à ce sujet sans ambiguïté. Je voulais juste dire que chaque jour dans le monde des violences sont perpétrées sous couvert de légalité et sont considérées, comme légitimes. Je voulais juste dénoncer l'hypocrisie d'un corps social qui désigne le mal comme venant d'individus que l'on pourrait qualifier de mauvais, alors que le mal vient de la façon dont ce corps social fonctionne. Quand des patrons refusent de dialoguer et que pourtant les injustices sont criantes, parce que ces patrons considèrent qu'ils n'ont pas à discuter. Pour eux c'est légitime. Ils sont les patrons et les ouvriers doivent obéir. Acculés parce qu'ils ne voient pas d'autres possibilités certains ouvriers séquestrent ces patrons. La séquestration est illégale. Est-elle dans ce contexte illégitime ? Et bien le non dialogue est d'égale violence à la séquestration. Si l'un est légitime l'autre l'est aussi. En fait je ne prône ni l'un ni l'autre. Ni le non dialogue ni la séquestration. Je dis qu'une société basée sur l'obéissance, le non respect, le non dialogue, le profit de quelques uns au détriment des autres est une société criminogène. Enfin en ce qui concerne la question des croyances je veux bien y revenir mais pas dans le cadre d'un commentaire sur le net. C'est une longue discussion qui suppose du temps du calme et des explications détaillées.
Bon, ça me fait plaisir que tu apportes cette rectification. En fait je partage aussi globalement ton point de vue. Effectivement c'était cette formulation qui me posait problème. Et effectivement, quelle justice y a t-il a emprisonner un Jean Valjean qui vole du pain pour manger. Je partage totalement cette idée qu'une société qui maintient de graves inégalités inflige une violence à ses membres les plus faibles. Une violence insidieuse, quotidienne et totalement "légitimée" par un système social d'abord au service des possédants. Les ressources ne sont pas illimitées et ceux qui se les approprient avec avidité le font au détriment des autres et au détriment de l'écosystème. La violence qu'ils infligent au quotidien risque effectivement de générer de la violence en retour. C'est bien ce qui se passe aujourd'hui.