Le finisme…
Je crois que c’est naïf de penser que le capitalisme est le seul système qui marche puisqu’il ne marche pas. On ne peut pas le réguler. Même le communisme devient capitalisme, il est le révélateur de l’inaptitude de l’homme à gérer ses relations sans la volonté de dominer, d’être le meilleur. Parce qu’il a une conscience séparée et égotique voire égocentrique de la vie. L’espèce humaine est une création expérimentale de l’univers. Voilà on verra bien. Ce ne sont pas des systèmes qu’il faut trouver mais l’Homme. L’homme transformé vivra le système qui correspondra à son degré de conscience. On ne peut pas demander à un enfant de un an d’apprendre à lire et à écrire. Notre système d’organisation de la société est infantile. Certains hommes sont aujourd’hui prêts à vivre radicalement différemment mais ils ne sont pas encore entendus. Il le faudra. Et naturellement on comprendra qu’une autre forme d’échange -autre que les échanges commerciaux- est possible. On se demandera ce qui nous est utile et ce qui ne l’est pas. Une société basée sur la création de besoins est stupide. Une société basée sur un progrès technique et scientifique comme seul salut est stupide. L’élaboration des relations humaines constructives, enrichissantes, et équitables doit être l’ossature de la nouvelle organisation sociale et non le droit et le commerce. Surtout quand tous ne peuvent pas y accéder. Le capitalisme est à mettre à la poubelle c’est tout. L’anarchisme aussi. Le communisme aussi. Le monarchisme aussi. Il faut en finir avec les « ismes » excepté le finisme qui met fin aux « ismes ». Une société nouvelle ne peut venir que d’une volonté de changer radicalement l’être humain donc de nous changer nous-même. Tout est à revoir entièrement. Le chantier est colossal mais ô combien passionnant à réaliser. L’enfant de un an n’a pas la maturité pour apprendre à lire et à écrire. Et bien ceux qui détiennent les clés du pouvoir n’ont pas pour la grande majorité la maturité pour vivre en dehors d’une compétition forcenée et d’un narcissisme exacerbé. Et ceux qui l’auraient sont gangrénés par l’obligation de participer au système pour assurer la survie des leurs. D’autres voudraient les rejoindre mais pensent que cela est impossible que c’est de l’utopie empruntée à quelque idéologie sectaire. Pourtant c’est possible mais pour cela on devra commencer par faire rimer parler avec vérité, et échanger avec honnêteté. Vous voyez le chantier est immense.
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j'ai mis ton article sur saintnazaire.net, je te dis si tu as des commentaires. Pour ma part cette vision de Peyrlevade me paraît assez "raisonnable" disons. Je partage ton désir d'utopie, je la trouve saine. C'est vrai qu'on sombre dans la folie et c'est une bonne chose cette crise finalement. ça va permettre sans doute de penser un "ailleurs" précisément. En fait je pense qu'il faudrait faire cohabiter des pluralités de modèles. Communautaires, solidaires, alternatifs genre "sel" (systèmes d'échanges locaux) etc. Mais tu as sans doute raison aussi, les système créent d'autres systèmes qui nous échappent et deviennent hors contrôle. Je pense qu'on devrait replanter des légumes et des fleurs sur le Boulevard Foch et sur les trottoirs d'Angers. L'avenir appartient aux jardiniers indépendants réunis. Vive la ciboulette et le Romarin.