L’eau et la vie
La rivière est un bien précieux pour l’eau qu’elle fournit abondamment, sauf dans les mois d’été où il arrive qu’elle ne coule plus, nécessitant d’aller chercher quelques minuscules sources et/ou tirer des tuyaux pour nourrir les 300 personnes du village. Les caprices de l’oued sont redoutés tant pour les manques réguliers (de juin à octobre), que pour ses excès. Ainsi il y a 3 ou 4 ans, en quelques heures, l’oued a beaucoup grossi et ses débordements violents ont fait céder les bords de la rivière, inondant et détruisant les terrains de culture de blé, de fèves et autres légumes. Ces ravages de l’eau ont aussi détruit les canalisations de terre (targa) qui irriguent les cultures en aval du village. Les hommes partis en ville, immigrés de l’intérieur comme il est écrit ailleurs, n’ont pas réparé tous ces dégâts. Les cultures sont ainsi moins productives, laissant s’installer une économie qui repose de plus en plus sur l’argent gagné en ville, à Imin’tanout, Agadir, Casablanca ou Marrakech. La ressource locale disparaît avec le départ des hommes mais il n’en reste pas moins que l’eau de la rivière reste indispensable et vitale pour ce village habité par les femmes, les enfants et les anciens. suite de l’article de Jean Claude Thierry
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